Le sultan de Brunei détient une somptueuse résidence à Paris, nichée sur l’une des places les plus emblématiques de la capitale
Lecture rapide :
– Résidence du sultan à Paris sur la Place Vendôme
– Fortune estimée à près de 18 milliards d’euros
– Propriété de l’hôtel de Coëtlogon depuis 1989, rénové par Jacques Garcia
Hassanal Bolkiah, sultan de Brunei, possède un pied‑à‑terre parisien situé sur la Place Vendôme. L’adresse identifiée est l’hôtel de Coëtlogon, un ancien hôtel particulier au n°3, voisin notamment de l’Hôtel Évreux du propriétaire qatari Hamid Ibn Khalifa Al‑Thani. Cette propriété figure parmi les biens parisiens du souverain, dont la fortune provient principalement des hydrocarbures.
Hôtel de Coëtlogon Place Vendôme histoire et architecture
L’hôtel particulier a été construit par l’architecte Jacques‑V. Gabriel pour le financier John Law de Lauriston puis associé à René‑Charles‑Élisabeth de Coëtlogon. Le bâtiment bénéficie d’une protection partielle au titre des monuments historiques pour ses façades et toitures, attestant de sa valeur patrimoniale et de son intégration à l’ensemble classique de la place.
L’édifice conserve des caractéristiques historiques tout en ayant fait l’objet d’aménagements intérieurs contemporains, signe d’un entretien régulier adapté au standing de la Place Vendôme.
Propriété, travaux et voisinage
L’hôtel de Coëtlogon appartient au sultan depuis 1989. Des travaux d’aménagement ont été confiés à l’architecte d’intérieur Jacques Garcia, selon les informations publiées. La présence de voisins fortunés sur la place souligne le caractère extrêmement prisé de l’emplacement.
La rénovation sous l’égide du propriétaire a visé à conjuguer respect historique et confort contemporain pour un usage de résidence et de représentation.
L’empire hôtelier du sultan à Paris et les polémiques
Au‑delà de la demeure place Vendôme, le sultan contrôle le groupe Dorchester Collection, qui détient à Paris des établissements comme le Plaza Athénée et le Meurice, ainsi qu’à l’étranger le Dorchester à Londres et le Richmond à Genève. Ces hôtels sont exploités sous la bannière d’un groupe hôtelier lié au souverain.
Selon Le Temps, ces établissements ont été visés par des campagnes d’appel au boycott à la suite de l’introduction progressive de mesures de charia au Brunei, qualifiées par certains médias de « mesures attentatoires à la dignité humaine », incluant des peines sévères pour l’adultère et l’homosexualité. Des annulations, « plusieurs centaines » selon les articles cités, ont affecté notamment le Plaza Athénée et le Meurice, mettant en lumière un débat public sur les liens entre propriété et responsabilité.
La combinaison d’une présence patrimoniale historique à Paris et d’un portefeuille hôtelier international place ces biens au cœur d’un débat public mêlant patrimoine, pouvoir économique et enjeux éthiques.
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