Lemanfinance.

Genève · Vaud · Valais · Suisse romande

La Suisse bloque 750 millions d’euros appartenant à Nicolás Maduro et son entourage

La Suisse bloque 750 millions € liés à Nicolás Maduro et son entourage pour lutter contre la corruption et soutenir la justice internationale.

la suisse gèle 750 millions d'euros liés à nicolás maduro et son entourage, intensifiant la pression financière sur le régime vénézuélien.
L’essentiel
  • La Suisse gèle des avoirs liés à Nicolás Maduro et son entourage
  • Plus de 750 millions d’euros bloqués sur le territoire suisse
  • Mesure entrée en vigueur le 5 janvier, gel prévu pour 4 ans

Le ministère suisse des Affaires étrangères a indiqué à l’AFP que la Suisse a chiffré pour la première fois le gel des avoirs liés à Nicolás Maduro et à son entourage à 687 millions de francs suisses, soit plus de 750 millions d’euros. L’ordonnance, entrée en vigueur le 5 janvier, vise l’ancien président, son épouse Cilia Flores ainsi que des proches et d’anciens ministres.

Montant et portée du blocage des avoirs de Nicolás Maduro

Selon Berne, le dispositif représente un blocage préventif visant à empêcher toute fuite de capitaux et à faciliter l’entraide judiciaire entre le Venezuela et la Suisse. Sur les 687 millions de francs suisses, environ deux tiers étaient déjà soumis à des procédures pénales antérieures; l’ordonnance a gelé en plus 239 millions de francs suisses.

La mesure, applicable pour 4 ans avec possibilité d’extension jusqu’à 10 ans, s’inscrit dans la continuité des sanctions financières décidées par Berne en 2018, alignées sur celles de l’Union européenne. Les autorités suisses précisent qu’aucun membre du gouvernement actuel n’a été listé, selon le communiqué.

Publicité

Contexte judiciaire et réactions du gouvernement vénézuélien

Le blocage intervient après l’arrestation de Nicolás Maduro et de son épouse lors d’une opération militaire américaine le 3 janvier; tous deux attendent leur procès à New York pour des accusations de narcotrafic. L’ancien président a déclaré être « prisonnier de guerre » et le gouvernement vénézuélien demande la libération immédiate.

À Genève, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Yvan Gil Pinto, a réclamé devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU la libération du président et de son épouse. Cette séquence alimente une crise politique internationale et relance le débat sur le statut des fonds bloqués et la coopération judiciaire entre pays.

La Suisse évoque un objectif procédural: garantir la traçabilité des flux et permettre l’entraide judiciaire avec le Venezuela. Le blocage et le chiffrage offert par Berne clarifient l’ampleur des avoirs concernés mais la suite dépendra des procédures pénales et des demandes d’entraide des autorités vénézuéliennes.

Publicité

La rédaction de Léman Finance · Genève

Article rédigé à partir des sources indiquées ci-dessus (communiqués officiels, presse romande), avec assistance IA, contrôles automatiques des chiffres et relecture de la rédaction. Signature collective, sans fausse plume.

À lire aussi

Tout voir