Conflit au Moyen-Orient : début des pourparlers cruciaux entre les États-Unis et l’Iran en Suisse pour tenter une désescalade
Lecture rapide :
– Début des pourparlers USA‑Iran en Suisse
– 21 juin, hôtel de Bürgenstock
– Enjeux : nucléaire, cessez‑le‑feu au Liban
Les négociations entre États‑Unis et Iran ont commencé dimanche après‑midi au hôtel de Bürgenstock, au bord du lac de Lucerne, quatre jours après la signature d’un protocole d’accord. La commission de haut niveau réunit les délégations américaines et iraniennes ainsi que les médiateurs Qatar et Pakistan. Cette première journée visait à définir le calendrier et les priorités des échanges.
Pourparlers États‑Unis‑Iran en Suisse : qui est autour de la table
La délégation américaine est conduite par le vice‑président JD Vance, la délégation iranienne par le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf. Selon la télévision d’État iranienne, y participent aussi le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le gouverneur de la Banque centrale Abdolnaser Hemmati. Des conseillers comme Steve Witkoff et Jared Kushner sont présents du côté américain.
Les sujets au cœur des discussions : nucléaire et Liban
Les échanges doivent porter en priorité sur la question nucléaire iranienne et sur un cessez‑le‑feu global au Liban, a indiqué la délégation américaine. Le porte‑parole du ministère iranien a prévenu qu’aucun accord n’était possible sans la fin des hostilités au Liban. L’issue de ces points conditionnera la portée d’un éventuel accord final.
Contexte immédiat : violences, menaces sur le détroit d’Ormuz et calendrier
Les pourparlers s’ouvrent alors que des frappes israéliennes ont tué au moins 30 personnes au Liban samedi, et que Beyrouth a attribué à ses opérations 4’057 morts depuis le début du conflit. Téhéran a annoncé la nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz, déjà verrouillé auparavant, et a évoqué la possibilité d’imposer des frais de transit.
Durée prévue et objectifs négociés
Les médiateurs espèrent conclure un accord final sous 60 jours, selon le protocole. Le vice‑président américain a déclaré que les discussions devaient durer « quelques jours » et qu’il pourrait rester « un jour ou deux » en Suisse, tandis que des réunions bilatérales ont eu lieu en matinée entre chaque camp et les médiateurs.
Doha a exprimé l’espoir d’un « accord global et durable », alors que des responsables iraniens, dont un conseiller militaire du guide suprême, appellent à la prudence et refusent l’optimisme hâtif. Le président iranien a réaffirmé le refus d’une bombe atomique tout en défendant le droit à l’enrichissement d’uranium.
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