Haut-Jura : Les montres suisses face à une crise majeure à l’aube de 2026
Lecture rapide :
– Branche horlogère prudente en 2026 face à une crise multifactorielle
– RHT prolongé de 18 à 24 mois pour amortir le choc
– Risque réel de perte d’emplois et d’ajustements de production
La Convention patronale de l’industrie horlogère suisse qualifie l’entrée en 2026 de « avec prudence ». Le communiqué avertit que la sortie des dispositifs de réduction de l’horaire de travail pourrait accroître la pression sur les emplois dans la branche.
Haut-Jura : situation des manufactures et mesures de soutien en 2026
Des mesures importantes de chômage technique ont été mises en place, notamment dans les grandes manufactures helvétiques, selon le communiqué. Ces dispositifs, prolongés temporairement, ont limité les ruptures d’emploi mais n’ont pas supprimé le risque structurel.
RHT prolongé : rôle, durée et limites
Le système fédéral de réduction de l’horaire de travail (RHT) a été appliqué puis prolongé de 18 à 24 mois. Il permet une réduction ou une suspension temporaire de l’activité tout en maintenant les rapports de travail, servant d’amortisseur économique mais sans résoudre les causes profondes du ralentissement.
Impacts transfrontaliers : La Cure et les travailleurs frontaliers
La stagnation du secteur horloger aura des répercussions sur les communautés frontalières. À la Frontière franco-suisse à La Cure, les frontaliers pourraient ressentir par ricochet les effets d’un redimensionnement des outils de production en Suisse.
Scénarios pour l’emploi et la production horlogère
La Convention patronale avertit que si la conjoncture devait perdurer, certaines entreprises pourraient être contraintes de redimensionner leur outil de production et de perdre des emplois. Les grandes manufactures, restées plutôt silencieuses sur ces décisions, avaient déjà recouru au chômage technique pour limiter les pertes immédiates.
Parmi les facteurs pointés figurent la géopolitique (droits de douane américains), l’effondrement du marché asiatique et une possible « lassitude du luxe » côté clientèle. La reprise ne pourra intervenir que si ces causes s’estompent.
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