Incendie à Crans-Montana : la justice intervient suite à la diffusion des appels d’urgence de la soirée fatidique
Lecture rapide :
– Justice saisie après la diffusion d’appels d’urgence
– 41 morts et 115 blessés
– Plainte pour violation du secret et protection des données
Les services de secours du canton du Valais ont saisi la justice après la diffusion non autorisée d’enregistrements d’appels d’urgence passés la nuit de l’incendie du bar de Crans-Montana. L’Organisation Cantonale Valaisanne des Secours (OCVS) a déposé une plainte pénale visant notamment la violation du secret professionnel, le secret de fonction et la loi sur la protection des données.
Incendie à Crans-Montana : la justice saisie après la diffusion des appels d’urgence
Selon l’enquête médiatique qui a révélé l’affaire, des fichiers audio d’appels passés la nuit du Nouvel An ont été remis au dossier et diffusés par des médias. L’OCVS confirme avoir porté l’affaire devant le Ministère public du canton du Valais et indique qu’elle collabore pleinement avec la justice tout en refusant de commenter la procédure en cours.
Le partage des éléments a été signalé notamment par la presse nationale et internationale, qui a relayé la plainte contre X déposée par l’OCVS. Pour le récit des révélations, voir l’article publié par Le Temps et le compte rendu du Monde.
Fichiers transmis aux avocats et diffusion
Le 12 janvier, tous les appels reçus au numéro 144 entre 1h25 et 3h00 ont été remis aux avocats des victimes sous forme de fichiers audio protégés par mot de passe. Parmi ces enregistrements figuraient des appels qui, selon l’OCVS, n’avaient aucun lien avec le drame et n’auraient pas dû être transmis avec les éléments pertinents.
Ces enregistrements non isolés ont ensuite été publiés par divers médias, dont des titres français, ce qui a motivé la plainte pour diffusion non autorisée de documents internes.
Auditions, mises en cause et état de l’enquête
Le dossier pénal vise plusieurs personnes physiques. Le principal mis en cause est Jacques Moretti, co-propriétaire français du bar Le Constellation, entendu à deux reprises et placé en détention provisoire le 9 janvier avant d’être libéré le 23 janvier après versement d’une caution de 200’000 francs suisses. Lui et son épouse Jessica font l’objet de mesures de contrainte.
L’incendie, survenu la nuit du Nouvel An, a fait 41 morts et 115 blessés. L’audition programmée de M. Moretti le 7 avril a été reportée à la suite de certificats médicaux. L’actuel président de la commune, Nicolas Féraud, doit être entendu le 13 avril.
Objectifs de l’enquête et responsabilités évoquées
L’instruction vise à déterminer les circonstances exactes de l’incendie, le respect des normes de sécurité par les propriétaires et les responsabilités des autorités locales. La commune a reconnu l’absence de contrôles incendie dans le bar depuis 2019, alors que ces inspections doivent être effectuées annuellement.
Outre le couple de gérants, le ministère public du Valais a inculpé plusieurs représentants communaux, dont le responsable du service de sécurité, son prédécesseur et un ancien conseiller communal chargé de la sécurité, ainsi que d’anciens ou actuels responsables de la sécurité de Crans-Montana.
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Qui a déposé la plainte pénale ?
L’Organisation Cantonale Valaisanne des Secours (OCVS) a confirmé le dépôt d’une plainte pénale contre X auprès du Ministère public du canton du Valais.
Quels fichiers ont été diffusés ?
Des fichiers audio d’appels au numéro 144 passés la nuit du Nouvel An, incluant des appels sans lien avec l’incendie, ont été transmis aux avocats et ensuite publiés par des médias.
Combien de victimes compte l’incendie ?
L’incendie a causé 41 morts et 115 blessés.
Qui est mis en cause dans l’enquête pénale ?
Le co‑propriétaire du bar, Jacques Moretti, son épouse et plusieurs représentants et responsables de la commune de Crans-Montana sont visés par des mesures judiciaires.
Source: www.lefigaro.fr