Aux États-Unis, l’intelligence artificielle cause désormais un quart des licenciements
Aux États-Unis, un quart des annonces de licenciements mentionnent désormais l’intelligence artificielle comme facteur explicite, selon des rapports sectoriels et des cabinets d’analyse. Challenger, Gray & Christmas a estimé à environ 55 000 le nombre de suppressions d’emplois liées à l’IA en 2025, et des enquêtes d’entreprise, dont un sondage d’UBS, confirment une augmentation des références à l’IA dans les plans de réduction d’effectifs.
États-Unis 2025-2026 : poids de l’IA dans les licenciements
Les grandes entreprises technologiques américaines telles que Amazon et Microsoft ont cité l’automatisation et la rationalisation permise par l’IA dans leurs annonces publiques. Les cabinets de conseil PwC et Accenture ont documenté la réorientation des compétences et la compression des postes administratifs et analytiques.
Le phénomène s’accompagne d’une hausse des licenciements ciblés dans le secteur IT, où la part attribuée à l’IA dépasse la moyenne nationale. Un quart des annonces de suppressions d’emplois à l’échelle nationale mentionnent l’IA comme cause ou justification, selon la synthèse des données disponibles.
Cadre réglementaire suisse et dynamique européenne
Le Conseil fédéral suit les développements européens, et les autorités suisses ont affiché une préférence pour une approche fondée sur les risques en matière d’IA. L’interaction avec le projet AI Act de l’Union européenne conditionne les obligations extraterritoriales pesant sur les entreprises actives en Suisse.
La loi fédérale sur la protection des données et les exigences de notification en cas de licenciements collectifs gérés par SECO restent des contraintes opérationnelles pour les employeurs suisses qui importent des solutions IA hébergées à l’étranger.
Conséquences opérationnelles et économiques pour les acteurs
Les directions RH font face à des obligations procédurales, au besoin de plans sociaux et à des risques de contentieux lorsque l’IA sert de justification au licenciement. Les coûts de mise en conformité réglementaire et de remédiation des compétences pèsent sur la trésorerie des entreprises.
Exemple illustratif : la PME fictive NovusAI en Californie a automatisé des fonctions de support, réduit 30 postes et engagé un plan de reconversion. En Suisse, la PME hypothétique HelvetiaTech privilégie l’hybridation des équipes et la localisation des données pour minimiser les risques juridiques.