Le nombre d’heures de travail quotidien à ne pas franchir pour préserver son bonheur, révèle une étude
Lecture rapide :
– Travailler au-delà de 6 heures par jour réduit la probabilité d’une « bonne journée»
– Environ 2 heures d’interactions sociales maximisent l’effet positif
– Analyse fondée sur le American Time Use Survey par l’Université de Colombie-Britannique et l’Université de Bâle
Des équipes de recherche de la Université de Colombie-Britannique et de la Université de Bâle ont scruté les journaux d’activités de milliers de personnes pour identifier ce qui distingue une journée « meilleure que la normale ». Les chercheurs ont utilisé des méthodes d’apprentissage automatique pour passer au crible plus de 100 activités répertoriées dans l’American Time Use Survey. La taille exacte de l’échantillon est non précisée.
Combien d’heures de travail par jour pour préserver son bonheur selon la science
L’analyse montre que la probabilité d’évaluer une journée comme réussie décroît lorsque le temps de travail dépasse 6 heures par jour. Les journées où le travail occupe la majeure partie du temps ressortent rarement comme les meilleures, sans pour autant identifier un emploi du temps « idéal » universel. Ce seuil de 6 heures constitue un indicateur statistique plutôt qu’une règle imposable.
Rôle des interactions sociales et de l’activité physique
Voir des amis ou la famille apparaît fortement associé à une meilleure journée, mais cet effet plafonne autour de 2 heures d’interactions. L’activité physique conserve un lien positif avec la qualité perçue de la journée sur plusieurs heures, probablement via ses effets reconnus sur l’humeur et l’énergie. À l’inverse, les activités passives comme le temps d’écran ou les tâches ménagères n’améliorent pas la qualité ressentie de la journée.
La vidéo ci-dessus met en perspective les résultats et explique la méthode employée par les chercheurs pour relier activités quotidiennes et bien-être. Elle illustre comment le croisement des activités permet d’identifier des seuils temporels pertinents.
Méthode : apprentissage automatique sur les emplois du temps quotidiens
Les chercheurs ont exploité l’American Time Use Survey, où les participants consignent minute par minute leurs activités et évaluent ensuite la qualité de leur journée. L’apprentissage automatique a permis d’isoler les activités les plus fréquentes dans les journées perçues comme meilleures et de mesurer des effets non linéaires selon la durée. Les auteurs soulignent la nécessité d’interpréter ces corrélations avec prudence.
Ce que disent les chercheurs
Dunigan Folk, l’un des auteurs, résume l’un des enseignements : « Les gens gagneraient à consacrer moins de temps aux activités passives et plus de temps aux activités actives. » Selon lui, ces résultats incitent à peser les compromis quotidiens entre travail, interactions et loisirs. La recherche n’impose pas de modèle unique, mais met en lumière des tendances reproductibles dans les données.
La seconde vidéo propose un commentaire critique sur les limites méthodologiques et les implications possibles pour la gestion du temps personnel. Elle permet de compléter la lecture des résultats par des points de vue méthodiques.
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