Vomissements, malaises et vols ratés : le nouveau contrôle aux frontières provoque le chaos
Lecture rapide :
– Chaos aux contrôles aux frontières
– Une centaine de passagers bloqués à Milan-Linate
– EES pleinement opérationnel depuis le 10 avril 2026
Après de longues attentes sous une forte chaleur, une centaine de clients d’EasyJet ont vu leur avion décoller sans eux dimanche à l’aéroport de Milan-Linate. Les files ont duré jusqu’à trois heures et plusieurs personnes ont souffert de vomissements et de malaises, selon la BBC. Des incidents comparables ont été signalés à Bruxelles, Lisbonne et Prague.
Chaos aux contrôles aux frontières : EES et retards aéroport
Les perturbations sont liées au déploiement du système d’entrée/sortie (EES) de l’Union européenne, conçu pour enregistrer numériquement les données biométriques des voyageurs hors Union européenne. Le dispositif, testé depuis octobre 2025, est entré en fonctionnement complet le 10 avril 2026. Théoriquement, l’enregistrement prend 70 secondes en moyenne, mais la mise en pratique a provoqué d’importantes files d’attente et du stress passagers.
Milan-Linate : vols ratés et situations de détresse
Le vol EJU5420 pour Manchester, prévu à 11h, est resté au sol 50 minutes supplémentaires puis a décollé à 12h48 sans la majorité des passagers. Selon des témoignages, seulement une trentaine de personnes ont embarqué. Une adolescente citée par la BBC a attendu 20 heures avant d’obtenir une réacheminement. Un couple et leur nourrisson de quatre mois ont passé des heures bloqués derrière les contrôles.
Fonctionnement du système EES et chiffres tangibles
L’EES remplace le tampon manuel par un enregistrement numérique des empreintes et d’une photographie. Il s’applique aux non-ressortissants de l’UE (hors Chypre et Irlande), de la Suisse, d’Islande, de Norvège et du Liechtenstein, pour des séjours inférieurs à 90 jours sur 180 jours. Depuis les tests, l’EES a entraîné le refoulement de 27 000 personnes sur 52 millions de passagers traités, chiffre avancé par Bruxelles pour justifier la sécurité renforcée.
Responsabilités et répercussions dans plusieurs aéroports
EasyJet a imputé les délais aux autorités frontalières et indique avoir retenu le vol près d’une heure avant que l’équipage n’atteigne la limite réglementaire. La compagnie a proposé un transfert gratuit aux passagers manqués. Le ministère britannique avertit que le traitement EES peut prendre plus de temps pour chaque passager. À Bruxelles, près de 600 personnes auraient manqué leur vol le 3 avril, d’après des rapports cités dans la presse.
Les incidents à Milan-Linate et ailleurs montrent que la mise en œuvre du dispositif soulève des contraintes opérationnelles inattendues pour les aéroports et les compagnies. Problèmes d’embarquement, files d’attente prolongées et retards aéroport ont déjà des effets concrets sur les voyages.
Vu par lemanfinance sur : Google News