Drôme : Un nouveau rapt secoue l’univers de la cryptomonnaie
Lecture rapide :
– Un jeune Suisse séquestré puis libéré à Valence
– 150 gendarmes et le GIGN mobilisés
– Sept hommes interpellés, rançon de 300 000 €
Un nouvel enlèvement lié aux cryptomonnaies a eu lieu dans la Drôme. Le jeudi 28 août, un jeune Suisse de 23 ans, décrit comme spécialiste des cryptomonnaies, a été enlevé près de Valence puis retrouvé et libéré après une opération de la gendarmerie.
Opération de libération à Alixan et méthodologie policière
Les investigations ont mobilisé environ 150 gendarmes, dont des éléments du GIGN. Grâce à des drones, des filatures et le pistage des données téléphoniques des suspects, les enquêteurs ont localisé l’otage dans une maison récente à Alixan.
Assaut, état de la victime et déroulé de l’intervention
L’assaut, lancé le dimanche 31 août en fin d’après-midi, a permis de libérer un otage malmené et blessé au cutter. Le général Ghislain Rety, commandant du GIGN, a précisé que la victime était « extrêmement choquée » et avait vécu « une opération de plus de 36 heures ».
Les gendarmes avaient auparavant investi et fouillé un restaurant de Valence où les ravisseurs venaient se ravitailler, en prévenant le propriétaire au dernier moment. Des images de l’intervention ont été filmées à l’aide d’un téléphone portable, selon les premiers éléments diffusés.
Suspects, réseaux et contexte criminel en France
Au total, sept hommes âgés de 17 à 29 ans, originaires du quartier de Fontbarlette à Valence, ont été interpellés et mis en examen. Les autorités indiquent que les ravisseurs réclamaient une rançon de 300 000 € en cryptomonnaies.
Multiplication des « rapts crypto » et réponses judiciaires
Les services de police constatent une recrudescence de ces enlèvements depuis deux ans, avec des séquestrations parfois assorties de mutilations, comme lors d’affaires récentes à Paris. Le rapport de la brigade de répression du banditisme pointe des organisations cloisonnées et de type mafieux.
L’avocat Me Seydi Ba explique que de jeunes recrues sont souvent embauchées « sous recommandations » et via les réseaux sociaux, rémunérées quelques milliers d’euros. Selon les forces de l’ordre, tous les gangs identifiés à l’origine de ces enlèvements ont été démantelés depuis le début de l’année, non communiqué quant aux suites judiciaires précises.
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