Devises : le dollar reste stable après les NFP, une semaine sans grands mouvements
Lecture rapide :
– Point 1 : Le dollar reste stable après les NFP
– Point 2 : 105 000 emplois créés en avril, chômage 4,3%
– Point 3 : Euro en hausse à 1,1775, tensions au Golfe pèsent sur le pétrole
Le marché des changes a peu bougé cette semaine après la publication des données américaines sur l’emploi. Le Dollar Index a cédé 0,15% pour s’installer autour de 97,9, malgré des créations d’emplois supérieures aux attentes.
Dollar et NFP : chiffres et réactions
Le rapport NFP a indiqué la création de 105 000 emplois en avril contre 60 000 attendus selon le consensus. Le taux de chômage est resté à 4,3%, conforme aux anticipations. Malgré ces chiffres positifs, le rythme des embauches a ralenti de 43% par rapport à mars, ce qui a tempéré l’effet haussier attendu sur la devise américaine.
Confiance des consommateurs et contexte économique
L’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan a reculé de 1,6 point à 48,2, décevant la quasi-stabilité anticipée à 49,7. Ce signal de morosité pèse sur l’interprétation des bonnes données de l’emploi et limite les mouvements du dollar.
Devises majeures : l’euro se distingue
La zone euro s’est montrée la plus dynamique : l’euro a progressé de 0,45% pour atteindre 1,1775, actant un gain hebdomadaire d’environ 0,5%. L’euro a aussi gagné 0,3% face au yen et 0,05% face au franc suisse.
Mouvements périphériques et stabilité générale
Les écarts entre autres devises sont limités : la livre sterling a pris 0,15%, le dollar canadien a reculé de 0,15%, et le yuan est resté parfaitement stable face au dollar. Le franc suisse a progressé, affichant un gain notable de 0,6% contre le billet vert.
Pétrole et géopolitique : éléments de pression
Les récents incidents dans le Golfe persique ont renforcé l’incertitude. Les Émirats arabes unis ont signalé une attaque iranienne par missiles et drones, faisant état de trois blessés et de l’activation des systèmes de défense aérienne. Les tensions ont incité Washington à attendre une réponse de Téhéran à sa dernière proposition diplomatique.
Impact sur les cours du pétrole
Malgré l’escalade, les prix du brut ont reculé : le WTI a fléchi d’environ 1,7% vers 101,5 $, tandis que le prix « livrable » du Brent s’échange au-dessus de 120 $ le baril, reflet des coûts réels supportés par les consommateurs. La hausse des carburants à la pompe aux États-Unis, supérieure à 4,50 $ le gallon en moyenne, alourdit les coûts de transport et pèse sur les perspectives d’inflation.
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