« Des pratiques encore trop artisanales » : l’avocat Romain Chilly tire la sonnette d’alarme sur RTL
Lecture rapide :
– Hausse des enlèvements liés aux cryptos signalée
– 41 affaires recensées en 2026
– Cibles : maintenant des détenteurs particuliers
Sur RTL, l’avocat Romain Chilly a alerté sur une montée des enlèvements liés aux crypto‑actifs, disant représenter une quinzaine de victimes. Selon ses déclarations, la police judiciaire a déjà comptabilisé 41 affaires depuis le début de l’année, contre une vingtaine sur la période 2023‑2025.
Enquêtes et affaire récente en Val‑de‑Marne
Le GIGN est intervenu le 14 avril pour libérer une femme et son fils de 11 ans, enlevés la veille en Bourgogne. Les ravisseurs réclamaient 340.000 euros en bitcoins, détail indiqué dans le relais médiatique de l’affaire.
Cette intervention illustre, selon l’avocat, la gravité et la visibilité des dossiers récents. Phrase clé : la montée en puissance des cas conduit à des opérations coordonnées des forces de l’ordre.
Profils des victimes et modes de repérage
Historiquement ciblés : des entrepreneurs visibles dans le secteur. Aujourd’hui, le profil des clients se diversifie et concerne « Monsieur et Madame Tout‑le‑monde », selon Romain Chilly. Des victimes seraient repérées à la suite de fuites de données ou de traces en ligne, même si l’origine précise des ciblages reste non précisée.
Phrase clé : la démocratisation du ciblage augmente la vulnérabilité des détenteurs ordinaires.
Modes opératoires : kidnapping et home‑jacking
L’avocat distingue deux modes opératoires majeurs : le kidnapping et le home‑jacking, souvent réalisés avec violence et sous contrainte. Il signale des exécutants fréquemment très jeunes, parfois mineurs, et des commanditaires régulièrement basés à l’étranger.
Phrase clé : des groupes variés, de niveaux d’organisation différents, participent à cette hausse d’actes criminels.
Blocages judiciaires et saisie des crypto‑actifs
Pour Romain Chilly, les crypto‑actifs sont à la fois traçables et plus difficilement saisissables, ce qui freine l’efficacité judiciaire. Il estime que la réponse pénale doit progresser, en particulier sur les procédures de saisie des actifs numériques.
Face à la menace, certains détenteurs renforcent leur discrétion, emploient des agents de sécurité ou choisissent de quitter la France, signe d’une inquiétude croissante parmi les acteurs concernés. Phrase clé : tant que la saisie reste complexe, « le crime continue à payer », selon l’avocat.
Vu par lemanfinance sur : RTL