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February 10, 2026
Deepseek suscite des préoccupations majeures autour de la protection des données personnelles
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Deepseek suscite des préoccupations majeures autour de la protection des données personnelles

Jan 26, 2026

Lecture rapide :
– Deepseek, chatbot chinois visé par une interdiction en Italie
– Trois principes suisses en jeu : transparence, proportionnalité, finalité
– Le Préposé fédéral peut ordonner des mesures après examen

Deepseek, un chatbot d’intelligence artificielle d’origine chinoise, suscite des interrogations en Suisse après l’interdiction en Italie pour des motifs de protection des données, selon des reportages relayés par la presse européenne. Des inquiétudes portent sur la qualité de la protection des données et la possibilité d’accès par des tiers, évoquées dans plusieurs enquêtes internationales.

Position du Préposé fédéral à la protection des données et échanges européens

Le Préposé fédéral à la protection des données (PFPDT) suit de près les développements autour de l’IA et coordonne ses échanges avec les autorités européennes. Silvia Böhlen, chargée de communication du PFPDT, rappelle que le niveau de protection en Chine est nettement inférieur à celui exigé en Suisse, ce qui alimente les préoccupations locales.

La Commission nationale de l’informatique française a ouvert des investigations et d’autres autorités européennes expriment des réserves. Voir notamment l’enquête de la CNIL et les analyses publiées sur les risques pour la protection des données et le panorama rendu par Le Monde.

Cadre juridique suisse applicable

En Suisse, le principe d’autodétermination informationnelle demeure central : les citoyens décident d’interagir ou non avec ces services. Cette autonomie n’exonère pas les fournisseurs de leur obligation d’information et de conformité avec la loi fédérale sur la protection des données.

Les entreprises doivent respecter trois principes : transparence sur les finalités et les traitements, proportionnalité du volume de données collectées et limitation de la finalité. Si ces principes ne sont pas respectés, le PFPDT peut engager des mesures administratives ciblées après examen d’un cas concret; à ce jour aucune interdiction générale d’application n’a été prononcée en Suisse.

Risques signalés et réactions internationales

Outre l’Italie, des autorités comme la NÚKIB en République tchèque ont émis des avertissements de haut risque en raison de craintes liées à la transmission de données et à la dés-anonymisation des utilisateurs. Des analyses publiées pointent un risque potentiel pour « des millions de personnes » si les pratiques de traitement sont inadaptées.

Plusieurs articles et rapports recensent ces préoccupations, en soulignant l’impact possible sur la sécurité et la confidentialité. Voir par exemple les éléments publiés sur la menace pour la protection des données en Europe, les alertes détaillées sur les risques pour la vie privée et les analyses techniques disponibles sur les raisons de la surveillance des gouvernements.

Les autorités nationales continuent d’évaluer si Deepseek se conforme aux exigences européennes et suisses. Certaines communications officielles mentionnent que le service n’est pas conçu pour les consommateurs européens, ce qui alimente le débat sur l’adéquation des modèles étrangers aux cadres juridiques locaux. Des synthèses complémentaires figurent sur UnderNews et sur le point de vue de la CNPD luxembourgeoise publié par la CNPD.

Prochaine étape : le PFPDT peut ordonner des mesures une fois un fait concret analysé, mais aucune action de blocage similaire à l’Italie n’a été reportée en Suisse à ce stade. Les modalités précises d’une intervention administrative restent non communiqué.

Vu par lemanfinance sur : Google News

Quelles autorités enquêtent sur Deepseek en Europe ?

La CNIL en France et plusieurs homologues européens suivent le dossier. Des avertissements ont été émis par des agences nationales, notamment en Italie et en République tchèque.

Quels principes la Suisse applique-t-elle pour juger la conformité de Deepseek ?

La Suisse exige la transparence, la proportionnalité et la limitation de la finalité des traitements. Le Préposé fédéral peut prendre des mesures administratives après examen d’un cas concret.

L’accès à Deepseek est-il interdit en Suisse ?

À ce jour, aucune interdiction générale d’une application, d’un produit ou d’un service similaire n’a été prononcée en Suisse.

Que risquent les fournisseurs qui ne respectent pas la loi suisse sur les données ?

Les fournisseurs s’exposent à des mesures administratives ciblées du PFPDT s’ils ne respectent pas les obligations d’information et les principes légaux.

Source: www.ictjournal.ch

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Antoine Aeschlimann

Pour Léman Finance, je décrypte l’actualité juridique et réglementaire liée aux questions économiques et financières, et je m’autorise également à sortir de mes thématiques habituelles pour analyser des faits d’actualité populaire.

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