Conflit au Moyen-Orient : les États-Unis refusent un accord avec l’Iran à n’importe quel prix
Marco Rubio, en tournée dans les pays du Golfe, a déclaré le 25 juin que les États-Unis n’accepteraient pas un accord avec l’Iran « à n’importe quel prix » et a rejeté fermement l’idée que Téhéran puisse imposer des droits de redevance pour le passage dans le détroit d’Ormuz.
Conflit au Moyen-Orient : Ormuz, redevances et impact sur le commerce
Le détroit d’Ormuz, large d’une trentaine de kilomètres entre l’Iran et Oman, était déjà le point de transit d’environ 20% du commerce mondial d’hydrocarbures avant le conflit. Rubio a averti que la monétisation de cette voie pourrait créer un précédent international.
Les Gardiens de la Révolution ont menacé de répliquer à toute tentative de franchissement sans autorisation. Oman a annoncé l’ouverture d’un « corridor maritime temporaire » présenté comme concerté avec l’ONU, créant des frictions opérationnelles pour les transporteurs. Exemple concret: le transporteur genevois Helveta Shipping suspend ses rotations vers le Golfe en attendant des garanties, ce qui pèse sur les opérations logistiques.
Prix du pétrole et incidence économique
Les cours du pétrole, ayant fortement augmenté fin février lors de la fermeture d’Ormuz, sont redescendus au niveau d’avant crise. Le baril de Brent se négociait autour de 72 dollars jeudi, selon les relevés récents.
Conflit au Moyen-Orient : calendrier des négociations et contrôles internationaux
Un protocole signé le 17 juin a établi 60 jours de négociations pour consolider la fin des hostilités. Une réunion technique avec la délégation iranienne est programmée les 29 ou 30 juin en Suisse, selon les déclarations américaines.
L’AIEA a confirmé que des inspections en Iran auront lieu sans préciser de calendrier. Sur le nucléaire, Téhéran maintient son refus d’admettre une visée militaire tout en revendiquant le droit à une filière civile complète.
Conséquences diplomatiques et financières pour les États-Unis et leurs alliés
Aux États-Unis, des voix critiquent les concessions du président Donald Trump. La Maison Blanche a demandé au Congrès une rallonge budgétaire proche de 88 milliards de dollars pour reconstituer les stocks de munitions après la guerre.
Sur le plan régional, Abdoullatif ben Rachid Al Zayani a évoqué les incertitudes pour les pays du Golfe, tandis que l’Iran a accusé l’OTAN de complicité et ciblé l’Italie et la Roumanie. Le négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a placé le Liban au même niveau d’importance que la cessation des hostilités sur son territoire. Insight final: le calendrier suisse et les inspections de l’AIEA restent les variables opérationnelles déterminantes pour la stabilité commerciale et énergétique.