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« Je me sens blessé » : un chômeur transforme son bénévolat dans un festival en une lutte face à la perte de ses allocations

Je me sens blessé : un chômeur lutte pour ses droits en transformant son bénévolat en combat contre la perte de ses allocations.

un chômeur utilise son engagement bénévole dans un festival pour dénoncer la perte de ses allocations, transformant son expérience en une lutte personnelle et sociale.
L’essentiel
  • Un bénévole voit ses allocations réduites après 28 heures au Caribana
  • Montant évoqué : environ 660 francs (plus de 700 euros)
  • La caisse Unia invoque des critères stricts sur le bénévolat

Stéphane Delley, domicilié à Eysins (VD), a offert 28 heures de bénévolat pour le montage du festival Caribana. Il a vu ses indemnités de chômage amputées d’environ 660 francs, somme également rapportée comme supérieure à 700 euros par plusieurs titres. « Je me sens blessé, incompris et lésé », déclare-t-il auprès du média La Côte.

Bénévolat et assurance-chômage : la règle appliquée au festival Caribana

La caisse d’assurance-chômage citée dans le dossier, Unia, se défend d’avoir agi par rigidité et invoque l’application stricte de la loi fédérale. Pour être reconnu comme bénévolat compatible avec le droit aux allocations, l’activité doit, selon la caisse, être gratuite, ne pas concurrencer l’économie privée et poursuivre un but exclusivement idéal ou social.

Les autorités estiment que le montage d’infrastructures pour une manifestation culturelle peut correspondre à des tâches rémunérables sur le marché privé; dès lors, ces heures ne relèveraient pas du bénévolat exonéré et peuvent être décomptées des indemnités.

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Le cas soulève des interrogations sur la frontière entre activité citoyenne et travail susceptible de concurrence. Selon des spécialistes cités, l’application comptable de ces critères risque d’affecter la réinsertion professionnelle et la visibilité des initiatives bénévoles.

Conséquences pour les demandeurs d’emploi et les organisateurs

Pour Stéphane Delley, l’objectif affiché était de conserver une activité utile et d’élargir son réseau. En échange de son travail, il a reçu un abonnement au festival, un tee-shirt et des boissons, éléments qui n’ont pas suffi à convaincre la caisse de l’absence d’un équivalent rémunéré sur le marché.

Marco Meli, expert cité dans le dossier, alerte sur les effets possibles : une sévérité administrative qui pourrait décourager l’engagement bénévole ou pousser certains demandeurs d’emploi à dissimuler leurs activités de réinsertion. Les organisateurs de festivals redoutent des difficultés à mobiliser des équipes si la règle reste stricte.

Le dossier met en lumière une réalité peu connue des citoyens et des associations : dans certains cas, le bénévolat culturel peut être requalifié par les caisses et entraîner des pertes financières pour les bénéficiaires d’allocations. Les acteurs mentionnés appellent à une clarification des critères afin d’éviter des situations similaires.

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La rédaction de Léman Finance · Genève

Article rédigé à partir des sources indiquées ci-dessus (communiqués officiels, presse romande), avec assistance IA, contrôles automatiques des chiffres et relecture de la rédaction. Signature collective, sans fausse plume.

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