Chômage des jeunes à 21 % : le président du Medef fustige un « scandale » en prenant pour exemple le modèle suisse
Lecture rapide :
– Patrick Martin qualifie le chômage des jeunes de «scandale»
– Taux annoncé : 21% de chômage chez les jeunes en France
– Exemple cité : 3,2% en Suisse, plus hauts taux d’emploi en Allemagne et Pays-Bas
Invité de BFM Business le 27 mai, Patrick Martin, président du Medef, a dénoncé un «scandale national» après la publication des derniers chiffres du marché du travail. Il a souligné que le taux de chômage des jeunes atteint 21% en France, contre 3,2% en Suisse, et mis en regard les taux d’emploi estimés à environ 35% pour la France, 51% pour l’Allemagne et 75% pour les Pays-Bas.
Propositions du Medef pour l’emploi des jeunes et comparaison avec la Suisse
Le président du Medef a présenté plusieurs pistes, dont la création d’un «CDI jeunes», mesure critiquée par certains syndicats qui y voient un «nouveau CPE». Il a avancé que rapprocher le taux d’emploi français de celui de l’Allemagne permettrait de résoudre une grande partie des difficultés de financement du modèle social.
Patrick Martin a également pointé des différences de comportement et d’aspirations professionnelles chez les jeunes, et plaidé pour des dispositifs favorisant l’entrée durable dans l’emploi.
Réponses chiffrées et débats autour du «CDI jeunes»
Le débat porte sur l’équilibre entre sécurité de l’emploi et flexibilité. Le Medef argue que des mesures spécifiques pour les moins de 30 ans s’inscrivent dans la continuité de dispositifs existants, en rappelant que certains statuts d’apprentissage rémunèrent en dessous du SMIC sans provoquer le même émoi.
Sur la question des transmissions, le dirigeant évoque un potentiel significatif : environ 750 000 emplois liés chaque année à la reprise ou la transmission d’entreprises, axe qu’il juge sous-exploité par la jeunesse.
Création et reprise d’entreprises : un levier mis en avant
Patrick Martin met en avant la transmission d’entreprises comme levier d’emploi immédiat et local. Il estime que la reprise peut apporter plus rapidement un fonds de commerce et des compétences opérationnelles, tout en reconnaissant un coût initial plus élevé pour l’acquéreur.
Le président du Medef a rappelé une évolution des aspirations : alors qu’autrefois près de 40% des jeunes visaient la fonction publique, «dorénavant» beaucoup souhaitent créer ou reprendre une entreprise, quel que soit leur niveau de formation.
Vu par lemanfinance sur : Capital