Le chômage des jeunes : un fléau national qui menace l’avenir de toute la société
Lecture rapide :
– Le Medef propose un CDI jeunes pour réduire le chômage des 15-24 ans.
– Taux de chômage des 15-24 ans : 21,5% (Insee, 4e trimestre 2025).
– 1,4 million de jeunes NEET ciblés par la mesure.
La hausse du chômage chez les jeunes s’est invitée au cœur du débat public après la proposition du patronat français. Patrick Martin, président du Medef, a défendu l’idée d’un CDI jeunes plus souple, visant prioritairement les jeunes éloignés de l’emploi, tandis que syndicats et gouvernement ont réagi vivement.
Chômage des jeunes en France : chiffres récents et comparaison internationale
Les derniers chiffres publiés par l’Insee situent le taux de chômage des 15-24 ans à 21,5% au quatrième trimestre 2025, en hausse de 2,4 points sur le trimestre. Patrick Martin oppose cette statistique au taux suisse qu’il évalue à 3 %, pour souligner ce qu’il qualifie d’anomalie française.
Le Medef insiste sur le caractère structurel du problème, pointant aussi un taux d’emploi des jeunes inférieur à celui d’autres pays européens. La question a pris une dimension politique, selon le patronat, en affectant les orientations de vote de certaines franges de la jeunesse.
La proposition du CDI jeunes et ses modalités annoncées
Selon le patronat, le contrat viserait les 1,4 million de jeunes ni en emploi ni en formation, dits NEET, dont 55 % de femmes et plus de 25 % de diplômés du supérieur. Ces jeunes seraient embauchés temporairement à une rémunération légèrement inférieure au SMIC, mais assortie d’un engagement renforcé de formation en entreprise.
Le Medef présente cette mesure comme un moyen d’« mettre le pied à l’étrier » des jeunes très éloignés du marché du travail. La proposition a cependant été comparée au CPE de 2006 et a provoqué une forte réaction de la CGT et du gouvernement.
Formation, orientation et technologies : les enjeux pointés par le patronat
Le Medef demande une plus grande implication des entreprises dans l’orientation et la carte des formations. Il rappelle les mauvais résultats français aux évaluations internationales, citant le classement PISA : 23e en mathématiques, 28e en lecture et 26e en sciences.
Sur l’intelligence artificielle, Patrick Martin estime qu’elle ne détruirait pas forcément des emplois mais obligera à des reconversions massives et à accélérer la mise en adéquation des formations avec les besoins. Les entreprises en retard sur l’IA ont, selon lui, un risque concurrentiel réel.
Le patronat fixe un objectif chiffré : diviser par deux le taux de chômage des jeunes en 5 ans. La proposition du CDI jeunes, ses modalités et ses impacts sur la formation restent au centre des négociations et des critiques.
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