Crans-Montana, Suisse : Le chef répond aux accusations des Moretti et affirme n’avoir refermé aucune porte déjà close
Le cuisinier du bar Le Constellation à Crans-Montana a contesté les déclarations des époux Moretti lors d’audiences tenues la semaine du 27 janvier 2026, affirmant qu’il n’a pas refermé une sortie de secours déjà verrouillée la nuit du Nouvel An.
Les époux Jacques et Jessica Moretti, propriétaires français de l’établissement, ont imputé à l’un de leurs employés la fermeture d’un loquet en hauteur derrière lequel plusieurs victimes ont trouvé la mort. Les auditions, qualifiées de marathon, ont repris des éléments matériels et des témoignages contradictoires sur la séquence des faits.
Crans-Montana chef dément les accusations des Moretti et évoque les images de vidéosurveillance
Le cuisinier a expliqué avoir été appelé en renfort pour apporter de la glace, n’être pas de service permanent et n’avoir pas réussi à ouvrir un verrou situé à environ deux mètres du sol. Il assure être parti 30 secondes avant le départ du feu et indique que les caméras de surveillance fonctionnaient encore lorsqu’il a quitté les lieux.
Enquête judiciaire, éléments matériels et premières pièces photographiques
Une photo diffusée par une chaîne publique montre une chaise obstruant la sortie quelques minutes avant l’incendie. Les époux Moretti ont évoqué cette photographie pour soutenir leur version, tandis que le salarié demande que les images issues des caméras confirment sa déclaration.
La commune a reconnu un manquement aux contrôles périodiques de sécurité et incendie du lieu, soulevant des questions sur la responsabilité administrative et la conformité aux prescriptions cantonales en matière de prévention incendie. Des contrôles techniques prévus par la réglementation cantonale sont au centre des investigations.
Conséquences juridiques et implications opérationnelles pour les acteurs locaux
Les propriétaires font face à des poursuites pour incendie involontaire et blessures, ainsi que des chefs liés à l’homicide par négligence selon les réquisitions rapportées. Le cas illustre la tension entre responsabilité pénale des exploitants, obligations de maintenance et traçabilité des preuves vidéo dans la procédure pénale suisse.
Points d’attention pour autorités, entreprises et établissements
Les autorités cantonales doivent clarifier les délais et modes de contrôle périodique, tandis que les exploitants commerciaux seront soumis à une vigilance accrue sur la maintenance et l’accessibilité des issues de secours. L’enquête met en relief des contraintes d’ordre probatoire, des incertitudes factuelles et des conséquences transfrontalières pour des propriétaires de nationalité française.