Bourses européennes : visibilité limitée et lourdeur durable sur les marchés
Lecture rapide :
– Ouverture attendue en baisse sur les principales places européennes
– Nasdaq en correction, Wall Street accumule cinq semaines de recul
– Brent > 115 $/baril, incertitude géopolitique maintient la pression
Les bourses européennes devraient ouvrir en net recul lundi matin après une fin de semaine difficile à Wall Street. Les contrats à terme laissent entrevoir un repli d’environ 0,4% pour le DAX, 0,2% pour le FTSE 100, 0,4% pour l’Euro STOXX 50 et près de 0,3% pour le CAC 40.
Ouvertures et indices : visibilité limitée sur les marchés européens
La semaine passée, les actions américaines ont enchaîné cinq semaines consécutives de baisse, un phénomène inédit depuis le printemps 2022. Sur la semaine, le Nasdaq a perdu 3,2% et bascule en phase de correction, évoluant désormais de plus de 10% sous son record atteint cinq mois plus tôt.
Le S&P 500 s’est rapproché du seuil de correction, à 8,7% en dessous de son plus haut historique de fin janvier, tandis que le Dow Jones a limité sa perte hebdomadaire à 0,9%. À Paris, le CAC 40 a évité une quatrième semaine de baisse mais reste inférieur de plus de 10% sur le mois et repasse à ses plus bas depuis septembre.
Géopolitique et énergie : moteurs de la fébrilité
La nervosité persiste, alimentée par l’incertitude au Proche-Orient et la hausse des taux longs. Christopher Dembik, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM, souligne que les marchés restent « fébriles » et que seule une bonne nouvelle sur le front de la guerre en Iran pourrait inverser la tendance à court terme.
Les propos rapportés au Financial Times du président américain évoquant la possible prise du pétrole iranien et de l’île de Kharg n’ont pas rassuré les investisseurs. Sur le marché de l’énergie, le Brent repasse au-dessus de 115 dollars le baril et le WTI dépasse 100 dollars, tandis que l’or progresse de 0,8% à 4 561,1 dollars l’once mais reste en recul d’environ 13% sur le mois.
Calendrier économique et comportements des investisseurs
La prudence prévaut avant une semaine riche en indicateurs : l’inflation préliminaire de mars dans la zone euro, l’enquête ADP sur l’emploi privé et l’indice ISM manufacturier aux États-Unis. Les statistiques mensuelles sur l’emploi américain paraîtront vendredi, jour férié (Vendredi Saint) pour les Bourses européennes et New York.
Côté devises, l’euro se stabilise autour de 1,1515 face au dollar, à des niveaux faibles depuis fin 2025. Le yen et le franc suisse conservent un statut de valeur refuge et restent fermes. Selon Christopher Dembik, même les fonds spéculatifs réduisent leur exposition aux actifs risqués et privilégient les matières premières et les options de vente hors de la monnaie pour gérer le risque.
Vu par lemanfinance sur : Google News