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January 19, 2026
Le patron de Bell affirme que les alternatives végétales à la viande demeurent un marché de niche
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Le patron de Bell affirme que les alternatives végétales à la viande demeurent un marché de niche

Déc 24, 2025

Lecture rapide :
– Le patron de Bell qualifie les substituts de viande de marché de niche
– Croissance limitée: 0 à 1% par an pour l’assortiment végétal
– Bell mise sur la viande conventionnelle malgré le boom Covid-19

Marco Tschanz, directeur de Bell Suisse, déclare que la phase de forte expansion des alternatives végétales est terminée. Selon lui, le chiffre d’affaires de l’assortiment de substituts de viande du Bell Food Group n’augmente plus que de 0 à 1% par an, après un pic enregistré pendant la période Covid-19. Bell maintient son orientation vers la viande conventionnelle.

Pourquoi les substituts de viande restent un marché de niche pour Bell

Le directeur souligne des freins à l’adoption: le goût qui, selon lui, ne se compare pas à celui de la viande, et le fait que ces produits sont souvent hautement transformés avec de nombreux additifs. Ces caractéristiques limitent la pénétration dans la consommation courante malgré l’intérêt pour les protéines végétales. Cette évaluation place les substituts dans une position marginale sur le marché suisse.

Chiffres post‑Covid et trajectoire commerciale

Le boom des substituts intervenu pendant la pandémie n’a pas conduit à une croissance soutenue, selon Marco Tschanz. Le ralentissement se traduit aujourd’hui par une augmentation quasi nulle du chiffre d’affaires pour cet assortiment. Le constat chiffré est que la tendance de fond n’a pas confirmé l’espoir d’une bascule massive des habitudes de consommation.

Le positionnement de Bell illustre une partie des tensions actuelles dans l’industrie agroalimentaire entre innovations alimentaires et attentes des consommateurs. La firme privilégie des produits où la demande reste consolidée.

Place des protéines végétales et tendances alimentaires en Suisse

Les tendances alimentaires montrent un intérêt continu pour les alternatives, mais sans basculer le marché vers un modèle exclusivement végétal. L’innovation alimentaire demeure active, avec des développements techniques et gustatifs pour améliorer la qualité sensorielle des produits. Pour l’instant, ces efforts n’ont pas suffi à transformer la consommation de masse.

Le débat public associe désormais ces évolutions à des enjeux plus larges de l’industrie agroalimentaire, comme la durabilité et la santé. Néanmoins, l’équilibre commercial reste pour l’heure en faveur des produits carnés traditionnels.

Comparaison avec d’autres secteurs industriels

Dans d’autres branches suisses, des dirigeants évoquent aussi l’impact des prix et de l’innovation sur la stratégie nationale. Par exemple, Thomas Schinecker, CEO de Roche, plaide pour une révision des prix des nouveaux médicaments afin de préserver l’investissement en recherche. Ce positionnement souligne que la question de la rémunération de l’innovation traverse plusieurs industries.

La position de Bell sur les substituts végétaux doit se lire dans ce contexte plus large de choix industriels et de priorités économiques en Suisse.

Vu par lemanfinance sur : radiolac.ch

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Sarah Perrin

Passionnée par l’immobilier depuis plus de dix ans, je décrypte l’actualité pour Léman Finance, avec un focus sur les évolutions du marché immobilier et les sujets d’actualité liés au secteur.

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