Elle tente de devenir l’unique héritière d’une retraitée millionnaire : un piège monté de toutes pièces à peine lancé
Lecture rapide :
– Tentative d’héritage orchestrée par une récidiviste
– 30 000 € détournés au profit du cercle de la suspecte
– Mise en examen le 16 avril 2026 et détention provisoire
EXCLUSIF. Surnommée « la diabolique » ou « la veuve noire », Halima R. est soupçonnée d’avoir cherché à devenir l’unique héritière d’une retraitée multimillionnaire placée sous curatelle. Selon les éléments de l’enquête, la suspecte a été arrêtée après des mois de surveillance et mise en examen pour plusieurs chefs d’accusation.
Tentative d’appropriation d’un patrimoine d’une retraitée sous curatelle
Un homme, condamné en 2025 en Suisse pour abus de faiblesse envers une femme de 86 ans, avait vu la victime placée dans un Ehpad toulousain sous curatelle. Cet épisode a ouvert la porte à une nouvelle mainmise sur la retraitée, selon les enquêteurs.
Contactée en juin 2025, Halima R. venait de sortir sous contrôle judiciaire d’une affaire liée à un prétendu détournement de 600 000 €. Les investigations montrent qu’elle aurait exploité ce contexte pour s’installer auprès de la vieille dame et prétendre jouer un rôle d’accompagnante.
Méthodes alléguées pour isoler et contrôler la victime
Les policiers décrivent un stratagème en plusieurs étapes : installation sous une fausse identité, gestion du courrier, prise en main des rendez-vous et isolement progressif de la retraitée vis-à-vis de son curateur genevois. La suspecte se serait présentée successivement comme « Nadia » puis « Eva » pour détourner les soupçons.
L’enquête évoque l’administration clandestine de médicaments, obtenus grâce à la complaisance d’un praticien, afin d’affaiblir la victime. Une tentative d’enlèvement vers Bergerac aurait été empêchée par le personnel de l’établissement, selon les sources policières.
Vols et escroqueries au profit du réseau
Le compagnon de Halima R., manipulé dans une idylle consentie, a découvert avoir été dépouillé de 30 000 €, sommes présentées comme destinées aux soins mais transférées ensuite vers le compte du fils de la suspecte. La victime principale n’aurait pas récupéré ces fonds.
Après son arrestation à Blagnac le 14 avril 2026, la division de la criminalité organisée de Toulouse l’a mise en examen le 16 avril 2026 pour abus de faiblesse en bande organisée, escroquerie, administration de substances nuisibles et vol aggravé. Elle a été placée en détention provisoire.
Position de la défense et suites judiciaires
La défense, assurée par Me Jocelyn Momasso-Momasso, conteste la mise en examen et la détention provisoire, affirmant que la prévenue nie les faits et n’aurait pas encaissé les sommes. L’avocat indique que sa cliente soutient avoir voulu « aider une retraitée ». Le dossier est désormais transmis à une juge d’instruction.
Parallèlement, la suspecte devrait être jugée pour la première affaire évoquée, relative au détournement présumé de 600 000 €. Le compagnon spolié a également déposé plainte après avoir découvert l’identité réelle de la mise en examen à l’issue de l’intervention policière.
Les investigations restent en cours et les pièces de procédure doivent permettre d’établir la chronologie exacte des faits et l’imbrication des différentes affaires en cours.
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