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April 29, 2026
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Procès de Tariq Ramadan : une peine de dix-huit ans de prison requise pour des accusations de viols contre l’islamologue

Mar 24, 2026

Une peine de dix-huit ans de réclusion criminelle a été requise mardi 24 mars contre l’islamologue Tariq Ramadan, jugé par défaut pour des viols reprochés sur trois femmes et poursuivi devant la cour criminelle départementale de Paris.

Procès Tariq Ramadan 18 ans requis et procédure à huis clos

L’avocat général a demandé, outre la peine de 18 ans, la délivrance d’un mandat d’arrêt à exécution immédiate et une interdiction définitive du territoire français à l’issue de la période d’emprisonnement. Le procès, ouvert le 2 mars et tenu à huis clos, a été instruit en l’absence de l’accusé. Le verdict était fixé au lendemain des réquisitions.

Le dossier porte sur des faits allégués entre 2009 et 2016, dont un viol aggravé à Lyon en octobre 2009, une agression dénoncée par Henda Ayari en 2012 et une troisième plainte datée de 2016. L’avocat général a articulé son réquisitoire autour des éléments de preuve recueillis et des expertises médicales existantes. Cet élément de forme pèse sur la perception publique et sur la tenue des débats.

Expertise médicale, hospitalisation et situation procédurale

À l’ouverture, les avocats de la défense ont invoqué une hospitalisation à Genève liée à une sclérose en plaques. Deux neurologues désignés ont conclu à la stabilité de la maladie et ont estimé que l’accusé était apte à comparaître, décision qui a conduit la présidente Corinne Goetzmann à refuser le renvoi.

La décision de juger par défaut a provoqué le départ des quatre conseils, qui ont dénoncé une atteinte au droit de la défense. Un des avocats de parties civiles, David-Olivier Kaminski, a soutenu que le réquisitoire confirmait la « démonstration de culpabilité ». Ces tensions procédurales soulignent la fragilité des équilibres entre droits de la défense et intérêts des victimes.

Implications transfrontalières et voies de recours

L’accusé, déjà condamné en appel en Suisse en septembre 2024 à trois ans de prison dont un an ferme pour un viol commis à Genève en 2008, a annoncé saisir la Cour européenne des droits de l’homme et a déposé une demande de révision en Suisse. Les autorités judiciaires helvétiques ont refusé de commenter publiquement la procédure en cours.

La requête du ministère public français et la double procédure illustrent les enjeux de coopération judiciaire entre la France et la Suisse, ainsi que les incertitudes liées à l’exécution des peines et aux possibilités d’appel devant des instances internationales. La mobilisation des victimes, incarnée par Henda Ayari, reste un facteur déterminant dans la dynamique des poursuites.

Antoine Keller
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Antoine Keller

Ingénieur en intelligence artificielle et passionné de nouvelles technologies. Je décrypte l’impact de l’IA sur le bien-être, la créativité et les business digitaux, avec une vision futuriste et pratique.

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