Cité centre, Genève
February 10, 2026
Suisse : crise sur le marché de l’emploi, zoom sur les secteurs les plus impactés
Emploi

Suisse : crise sur le marché de l’emploi, zoom sur les secteurs les plus impactés

Jan 12, 2026

Lecture rapide :
– Crise sur le marché de l’emploi
– Chiffres détaillés : chômage à 3,1 %, plus de 147 000 chômeurs, recul des postes vacants
– Secteurs les plus touchés : industrie, informatique, fonctions administratives

Le marché de l’emploi en Suisse fait face à une situation qualifiée de crise par les sources consultées. Les éléments chiffrés, comme l’évolution précise du chômage ou la baisse des offres, sont non précisés dans la documentation disponible. Les acteurs concernés mentionnés sont les autorités, les entreprises et les travailleurs.

Suisse : un marché de l’emploi en ralentissement

Après plusieurs années de pénurie de main-d’œuvre et de recrutements soutenus, le marché de l’emploi suisse entre dans une phase de ralentissement marqué. Les derniers indicateurs confirment un retournement progressif de la dynamique observée depuis la sortie de la crise sanitaire, avec une montée du chômage et un net repli des offres d’emploi.

Fin 2025, le taux de chômage avoisine 3,1 %, contre environ 2,4 % un an plus tôt. Cette hausse s’accompagne d’une augmentation sensible du nombre de personnes sans emploi, qui atteint près de 147 000 chômeurs inscrits. En parallèle, le nombre total de demandeurs d’emploi dépasse désormais 230 000 personnes, un niveau qui n’avait plus été observé depuis plusieurs années.

Ce durcissement du marché s’explique aussi par une contraction des recrutements. Le taux de postes vacants est retombé autour de 1,6 % au troisième trimestre 2025, alors qu’il dépassait encore les 2 % en 2024. Les entreprises recrutent moins, prennent davantage de temps pour pourvoir les postes ouverts et privilégient la stabilisation de leurs effectifs face à un environnement économique plus incertain.

Zoom par secteur

1) Industrie & construction (secteur secondaire) : pression plus forte

Le secondaire est l’un des premiers à refléter le ralentissement. L’OFS observe au 2e trimestre 2025 une baisse du volume d’emploi dans le secondaire de –0,4 % sur un an (soit –4 600 postes).
Côté perspectives, le climat se stabilise par moments, mais reste volatil : les indicateurs conjoncturels montrent des signaux mixtes, et la prudence domine côté recrutements.

2) Services (secteur tertiaire) : résilience globale, mais forte sélection

Au 2e trimestre 2025, l’emploi progresse dans le tertiaire de +0,9 % sur un an (soit +40 000 postes).
Mais cette hausse masque un tri beaucoup plus net à l’intérieur des services : certains métiers continuent de recruter (santé, assistance), tandis que d’autres segments se contractent franchement (bureaux, administration, commerce, IT).

3) Métiers de bureau / administration : l’un des points chauds

C’est l’un des messages les plus clairs des indices de recrutement : les métiers d’administration, de back-office et de bureau font partie des plus touchés par le ralentissement, et la thématique “impact de l’IA” sur ces fonctions apparaît explicitement dans l’analyse du T3 2025.

4) Informatique : recul des offres, malgré des poches de tension

Les métiers IT figurent parmi les plus affectés dans les indices (baisse des postes vacants), même si certaines compétences restent recherchées. L’Adecco Job Index cite explicitement l’informatique parmi les domaines particulièrement touchés par la baisse des postes vacants.

5) Commerce : ralentissement visible des recrutements

Même logique côté commerce : l’Adecco Job Index le place parmi les secteurs/métiers où la contraction des offres est la plus marquée sur 2025.

6) Santé & assistance : demande toujours élevée (pénurie structurelle)

À contre-courant, la santé et l’assistance restent sur un niveau de demande élevé. Les indices soulignent que, malgré la baisse globale des offres, ce segment conserve une tension structurelle.

7) Construction : signaux un peu meilleurs à court terme

Certaines lectures conjoncturelles donnent un léger mieux à court terme : le baromètre/indicateur emploi de la KOF mentionne des gains d’emplois dans la construction et les services à certaines périodes de 2025, ce qui illustre bien le côté “en dents de scie” plutôt qu’un effondrement linéaire.

Des disparités sectorielles marquées

Tous les secteurs ne sont pas affectés de la même manière. L’industrie manufacturière subit un ralentissement plus prononcé, en particulier dans l’horlogerie, la construction de machines et certaines branches de la chimie, où la baisse des commandes pousse les entreprises à ajuster leurs effectifs. Les métiers de l’informatique et de l’administration enregistrent également une diminution notable des offres, estimée entre 10 % et 15 % selon les indices de recrutement.

Les services financiers et les fonctions support sont confrontés à des gels de postes et à des restructurations ciblées, tandis que le secteur de la santé fait figure d’exception. Malgré le ralentissement général, la demande de personnel qualifié y reste forte, en raison de pénuries structurelles qui persistent.

Vers une année 2026 sous tension maîtrisée

Les perspectives pour 2026 ne laissent pas entrevoir de dégradation brutale, mais confirment une phase d’ajustement durable. Les projections économiques tablent sur un taux de chômage moyen compris entre 3,1 % et 3,2 %, dans un contexte de croissance économique inférieure à 1 %. La création d’emplois devrait rester limitée, renforçant la concurrence sur de nombreux postes, en particulier pour les profils généralistes.

Dans ce contexte, le marché du travail suisse devrait évoluer à deux vitesses. Certains métiers continueront de souffrir d’un manque de main-d’œuvre qualifiée, tandis que d’autres verront la pression s’intensifier pour les candidats. Les autorités misent sur la formation continue et la reconversion pour amortir les effets de ce ralentissement, mais 2026 s’annonce comme une année de transition, plus sélective et moins favorable qu’au cours des années précédentes.

Vu par lemanfinance sur : Google News

Avatar photo
About Author

Caroline Dubois

Caroline Dubois est une experte en back office bancaire avec plus de 15 ans d'expérience à Genève. Diplômée en finance et gestion des opérations de l’École de Commerce de Genève, elle excelle en gestion des risques et conformité réglementaire. Parfaitement bilingue en français et en anglais, Caroline est passionnée par le développement durable et s'investit dans l'intégration des critères ESG dans les pratiques bancaires. Son rôle crucial dans la gestion efficace des opérations bancaires et la conformité fait d'elle une figure respectée dans le secteur financier genevois.

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

L’essentiel de l’actualité finance autour du Léman 📈 Marchés, économie, investissements et crypto. 👉 Suivre l’actualité 🔔 Non