UBS souligne que la Suisse compte 30% de personnes nées à l’étranger, soit deux fois plus qu’en Allemagne
Lecture rapide :
– UBS alerte sur 30% de Suisses nés à l’étranger
– 9,1 millions d’habitants aujourd’hui; référendum le 14 juin
– Initiative UDC propose plafond à 10 millions, risque de –12% de PIB
Le directeur général d’UBS, Sergio Ermotti, a souligné que la Suisse compte 30% de personnes nées à l’étranger, un taux proche de celui de l’Australie et «deux fois plus qu’en Allemagne», lors d’interventions publiques. Il a jugé ces initiatives «extrêmes» préoccupantes et a estimé que la situation sociale actuelle génère de la frustration sans pour autant constituer «une solution» à ce malaise.
UBS compare la part d’étrangers en Suisse et l’enjeu du référendum
Le débat survient à l’approche du vote prévu le 14 juin sur une initiative portée par l’UDC visant à inscrire dans la Constitution un plafonnement de la population à 10 millions. La Suisse compte actuellement environ 9,1 millions d’habitants, soit une hausse d’environ 10% sur la dernière décennie, contre moins de 2% en moyenne dans l’Union européenne.
Les propos d’Ermotti s’inscrivent dans un climat où les dirigeants d’entreprises avertissent des conséquences économiques d’un plafonnement migratoire. Les estimations gouvernementales citées par des études indiquent qu’il faudrait réduire l’immigration d’au moins moitié pour ne pas dépasser le plafond avant 2050.
Patrons suisses inquiets: Nestlé met en garde
Le directeur général de Nestlé, Philipp Navratil, a pris position publiquement lors du Forum économique d’Interlaken et après l’assemblée générale du groupe à Ecublens le 16 avril 2026. Il a indiqué que l’environnement économique favorable qui a permis à Nestlé de croître repose en partie sur l’accès à une main-d’œuvre étrangère qualifiée.
Les organisations patronales rappellent que des secteurs clés comme la santé, la construction et les technologies dépendent largement de travailleurs étrangers. Une étude commandée par le gouvernement estime qu’un plafonnement strict ferait chuter le PIB d’environ 12% d’ici la fin du siècle.
Jusqu’ici, la plupart des sondages favorisaient le «oui», mais une enquête récente place pour la première fois l’opposition au plafonnement au-dessus de 50%. Les acteurs économiques et politiques restent mobilisés alors que le scrutin approche.
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