Une start-up suisse choque le pays en recherchant un salarié prêt à travailler 100 heures par semaine
Lecture rapide :
– Offre de la start-up Forgis propose 80–100 heures par semaine
– Salaire annoncé : 70’000 francs, inférieur au médian suisse
– 1’200 candidatures reçues, 183 pour le poste visé
Forgis, une jeune entreprise d’intelligence industrielle installée à Schlieren près de Zurich, a publié une offre sur LinkedIn pour un responsable du développement exigeant entre 80 et 100 heures de travail hebdomadaire. L’annonce, qui évoque « quelques dimanches de repos » et affirme « On ne croit pas à l’équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle », a déclenché une vague d’indignation en Suisse.
Offre d’emploi à 100 heures semaine : modalités et rémunération
L’annonce propose un salaire annuel de 70’000 francs suisses, un pourcentage du capital sous la forme de 1% d’actions et un logement en colocation à proximité des bureaux. Ce montant se situe en dessous du salaire médian helvétique, évalué autour de 78’000 à 80’000 francs, et interroge au regard du coût de la vie en Suisse.
Réactions publiques et cadre légal
Les internautes et observateurs ont pointé le contraste avec la durée moyenne de travail en Suisse, proche de 42 heures, et le maximum légal qui peut atteindre 50 heures selon certains secteurs. Plusieurs voix estiment que les annonces pourraient être attaquées en justice pour non-respect de la réglementation locale du travail, selon les commentaires publiés dans la presse helvétique.
L’entreprise affirme viser des profils très qualifiés, privilégiant des titulaires de master issus d’institutions comme l’ETH Zurich, Oxford, Cambridge ou Munich, et prône un modèle interne de « coopétition ». Le PDG, Federico Martelli, assume cette posture en la comparant à « la vie dans une start-up, style Silicon Valley », et précise que personne n’est obligé de postuler.
Afflux de candidatures et conséquences pour le marché du travail
Selon les informations publiées, Forgis a reçu 1’200 candidatures pour quatre postes ouverts, dont 183 pour le rôle de responsable du développement. Ce volume témoigne de l’attraction pour certains profils malgré les conditions proposées, mais pose des questions sur les pratiques de recrutement et la protection des travailleurs en Suisse.
Plusieurs médias ont relayé l’affaire et soulignent que le débat met en lumière des tensions entre ambition entrepreneuriale et cadre légal du travail en Suisse. Les détails sur d’éventuelles actions juridiques restent non communiqués pour l’instant.
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