La prochaine tête de la Réserve fédérale américaine reçoit un accueil dubitatif de la part de la Banque suisse J…
Lecture rapide :
– Accueil dubitatif de la Banque suisse J. Safra Sarasin
– Kevin Warsh défend indépendance opérationnelle de la Fed
– Nouveau cadre monétaire jugé flou, position sur 0-1% non communiquée
L’arrivée prochaine de Kevin Warsh à la présidence de la Réserve fédérale suscite des interrogations au sein de la sphère financière. Désigné par le président des USA, il a été accueilli de manière dubitative par la Banque suisse J. Safra Sarasin, qui relaie les réserves de son économiste Raphaël Olszyna-Marzys.
Kevin Warsh et la politique monétaire de la Réserve fédérale
Lors de son audition devant le Sénat, Kevin Warsh a plaidé pour l’indépendance opérationnelle de la Fed tout en estimant qu’il fallait améliorer la communication de la banque centrale. Il a également évoqué l’idée d’un « nouveau cadre monétaire », sans en préciser la nature.
Sur les taux d’intérêt, Warsh a refusé de dire s’il adhérait à l’objectif de 0-1% avancé par la Maison-Blanche. Il a en outre affirmé que la réduction du bilan et les taux d’intérêt étaient « deux faces d’une même pièce », position qualifiée de discutable par Raphaël Olszyna-Marzys.
Accueil dubitatif de la Banque suisse et impact sur les marchés financiers
La réaction de la Banque suisse J. Safra Sarasin se concentre sur l’incertitude du nouveau cadre monétaire et sur la portée réelle des déclarations de Warsh pour l’économie américaine. L’économiste cité souligne que, sauf en cas de récession, les taux d’intérêt ne devraient probablement pas se situer autour de 0-1%, remarque qui interpelle les acteurs des marchés financiers.
Les questions restent ouvertes quant aux conséquences sur l’inflation et la trajectoire des conditions financières aux USA. Position de personnalités européennes telles que Christine Lagarde : non communiqué.
Calendrier, auditions et incertitudes pour la Réserve fédérale
Le mandat de Jerome Powell arrive à terme et l’entrée en fonction de Kevin Warsh sera suivie de près par les marchés. Son audition au Sénat a mis en lumière la volonté de concilier autonomie opérationnelle et meilleure communication, sans lever toutes les incertitudes sur la politique monétaire.
Les détails du nouveau cadre monétaire et la position exacte sur les taux d’intérêt restent non précisés, ce qui maintient une prudence observable sur les marchés et chez certains établissements bancaires.
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