Est de la RDC : Kinshasa et le groupe entament en Suisse un neuvième round de négociations intenses
Lecture rapide :
– Névième round de négociations initié en Suisse entre Kinshasa et le groupe
– Présence notable : délégué qatari, Massad Boulos, observateur Monusco
– Points de friction : ordre du jour, validation des mandats, mise en œuvre des protocoles
Le neuvième round de négociations sur l’Est de la RDC s’est ouvert en Suisse dans un climat tendu, marqué par des querelles procédurales et des attentes humanitaires. La session, annoncée partiellement en visioconférence, a vu la présence physique d’un délégué du Qatar qui a co‑moderé la réunion aux côtés de l’émissaire américain Massad Boulos, tandis qu’un représentant de la Monusco participait comme observateur.
Déroulé du premier jour du neuvième round de négociations en Suisse
Dès l’ouverture, des contestations ont émergé autour de l’agenda et de la composition des délégations. Selon des sources rapportées par RFI et un envoyé spécial présent à Genève, certains délégués ont demandé à participer à l’élaboration du programme, et la validation des mandats a été particulièrement conflictuelle.
Points litigieux : mandats, protocoles et application du cessez‑le‑feu
La délégation de l’AFC/M23 est arrivée avec six délégués et six experts, ce qui a suscité des débats sur l’admission complète de cette équipe aux travaux. Les participants ont aussi interrogé l’absence d’application des deux protocoles antérieurement signés, portant sur la libération des prisonniers et un cessez‑le‑feu dont le respect reste problématique.
Les travaux se sont poursuivis tard dans la soirée, ponctués de sessions en aparté. Des médiateurs ont indiqué qu’ils viseraient, dans les jours suivants, la signature d’un nouveau protocole axé sur l’accès humanitaire et l’ouverture éventuelle aux vols humanitaires des aéroports de Goma et de Bukavu.
Enjeux diplomatiques et politiques autour des accords antérieurs
L’Est de la RDC, riche en ressources et frontalier du Rwanda, connaît des violences récurrentes depuis trois décennies. Début 2025, l’AFC/M23 et ses alliés ont pris successivement les villes de Goma et Bukavu, et deux documents internationaux — une déclaration de principes signée à Doha et un accord entériné à Washington — n’ont pas stoppé les affrontements.
La diplomatie autour de ces pourparlers mobilise acteurs régionaux et internationaux, notamment pour sécuriser l’acheminement de l’aide et clarifier les mandats des représentants engagés. Les médiateurs s’attendent à ce que la session suisse tente de combler l’écart entre engagements écrits et leur mise en œuvre sur le terrain.
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