Profil du frontalier type en Suisse : un homme de 43 ans, domicilié à 32 km, gagnant plus de 59 000 € annuels
« Lecture rapide :
– Profil type : homme, 43 ans, frontalier en Suisse
– Distance moyenne domicile‑travail : 32 km
– Revenu annuel moyen déclaré : ~59 790 €«
Le recueil de l’Urssaf, croisé avec l’Insee et l’Office fédéral de la statistique, dresse un portrait moyen du frontalier français travaillant en Suisse. Ce profil type est un homme âgé de 43 ans, salarié principalement dans le canton de Genève et domicilié à 32 km de son lieu de travail. Les revenus déclarés pour 2023, publiés en 2024, montrent un revenu annuel moyen proche de 59 790 € pour les moins de 65 ans.
Profil type du frontalier en Suisse : âge, domicile et revenu
Sur les quelque 405 000 travailleurs frontaliers en Suisse, les Français représentent 58 % (soit environ 234 000). Parmi eux, 149 000 ont choisi l’affiliation à la Sécurité sociale française gérée par l’Urssaf. La population frontalière est plus masculine que la moyenne des salariés en France, avec une proportion d’hommes avoisinant 60 %.
Origines géographiques et mobilité géographique des frontaliers
Les frontaliers résident massivement en Rhône‑Alpes et en Franche‑Comté : 43 % habitent la Haute‑Savoie, 20 % le Doubs et 14 % le Haut‑Rhin, ces trois départements concentrant les trois quarts des frontaliers français. La distance moyenne domicile‑travail est de 32 km, tandis que les frontaliers de Franche‑Comté parcourent en moyenne 43 km. Un frontalier sur cinq réalise un trajet supérieur à 50 km.
Emploi transfrontalier : répartition par canton et secteurs
Près de la moitié des frontaliers travaillent dans le canton de Genève (48 %), 19 % sont en Vaud et 8 % à Bâle‑Ville. Le canton de Neuchâtel accueille 7 % des frontaliers, dont 91 % sont domiciliés dans le Doubs.
Secteurs d’emploi et spécialisation territoriale
Le secteur manufacturier emploie la plus grande part des frontaliers français avec 20 % (environ 47 000 personnes). Viennent ensuite les activités administratives et de soutien (13 %, ~31 000), le commerce et la réparation de véhicules (13 %, ~31 000), la santé et l’action sociale (11 %, ~26 000) et les activités spécialisées, scientifiques et techniques (10,5 %, ~25 000). Dans le Doubs, 40 % des frontaliers travaillent dans l’industrie manufacturière ; dans le Jura, ils sont 37 %.
Revenu annuel moyen et disparités
Les 150 000 frontaliers affiliés à la Sécurité sociale française ont déclaré au total 8,8 milliards € au titre des revenus 2023, soit un revenu annuel moyen de 58 675 €, en hausse de 7 % par rapport à 2022. Pour les moins de 65 ans, le revenu moyen atteint 59 790 € (+8 %) ; pour les 65 ans et plus, 41 746 € (+8 %).
Disparités territoriales et salariales
Les revenus moyens varient selon les départements : l’Ain pointe à 66 024 €, tandis que Jura et Doubs se situent entre 49 000 et 58 000 €. Le Territoire de Belfort affiche 48 342 €, la Haute‑Saône 43 898 €. L’écart entre hommes et femmes frontalières est marqué : les femmes déclarent en moyenne 53 121 € contre 64 431 € pour les hommes, soit un différentiel de 21,3 %. À titre de comparaison, le revenu fiscal de référence moyen en Bourgogne‑Franche‑Comté est d’environ 29 000 €, une référence utilisée par l’Urssaf pour mesurer l’écart avec l’emploi en Suisse.
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