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April 29, 2026
Premiers mois agités : Analyse des marchés au premier trimestre
Cryptomonnaies

Premiers mois agités : Analyse des marchés au premier trimestre

Mar 31, 2026

Lecture rapide :
Guerre en Iran provoquant un choc pétrolier massif
Brent +≈90%, actions mondiales -10 000 Md$
Or en repli, dollar en hausse, monnaies émergentes sous pression

Le premier trimestre a été marqué par une succession d’événements géopolitiques ayant entraîné des mouvements extrêmes sur les marchés. Selon Reuters, l’éclatement du conflit en Iran a déclenché une hausse historique des prix du pétrole et du gaz, tandis que les marchés obligataires et actions ont subi des pertes sévères.

Volatilité au premier trimestre : pétrole, actions et pertes globales

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé d’environ 90% sur le trimestre, la plus forte hausse pour un premier trimestre et la deuxième hausse trimestrielle la plus élevée jamais enregistrée. Cette envolée énergétique a pesé sur la valorisation des actions, provoquant une baisse cumulée d’environ 10 000 milliards de dollars sur les marchés mondiaux.

La combinaison d’un choc d’offre énergétique et d’un pic d’inflation anticipé a inversé les attentes des investisseurs, transformant un environnement qui, quelques mois plus tôt, paraissait porté par une normalisation des taux. Phrase-clé : le choc pétrolier a reconfiguré le profil de risque des marchés dès le début de l’année.

Marchés obligataires : remontée des rendements et nervosité

Les rendements des obligations à court terme ont fortement remonté. Les titres italiens et britanniques à deux ans ont vu leurs rendements grimper de 70 à 100 points de base, les bons du Trésor américain à deux ans ont pris plus de 40 points de base, et les rendements japonais ont atteint leur plus haut niveau en 30 ans.

Ces hausses traduisent l’anticipation d’une inflation persistante et d’une normalisation monétaire plus agressive que prévue. Phrase-clé : la dynamique des taux a changé de cap, remettant en cause la stabilité retrouvée des portefeuilles obligataires.

Commodités : pétrole et gaz sous forte pression

Outre le Brent, les prix du gaz en Europe ont quasiment doublé, accentuant les pressions sur les coûts énergétiques des entreprises et des ménages. Ces mouvements énergétiques expliquent en grande partie le rebond de l’inflation attendu par les investisseurs.

Le passage d’une phase de désinflation apparente à une crainte de stagflation a privé certains secteurs cycliques et technologiques de relais de performance. Phrase-clé : la poussée des prix de l’énergie redéfinit l’équilibre entre croissance et inflation.

De l’or au dollar : refuges contradictoires

L’or a surpris en reculant de plus de 13% en mars, son pire mois depuis octobre 2008, après avoir doublé sur l’année précédente. Simultanément, le dollar a gagné près de 3% sur le mois, malgré une baisse d’environ 9% l’année précédente.

Selon Gilles Moec, économiste en chef d’AXA, la réaction de l’or a été inattendue au regard du conflit au Moyen-Orient. Parallèlement, Sahil Mahtani (Ninety One) note un repositionnement vers le dollar parmi certains investisseurs. Phrase-clé : les actifs refuges n’ont pas réagi de manière uniforme face au choc géopolitique.

Impact sur les devises émergentes et actifs périphériques

Les monnaies des pays fortement dépendants des importations énergétiques ont subi de fortes pressions. L’EGP (livre égyptienne) s’est effondrée d’environ 12% en un mois, tandis que le forint, le rand, le baht et plusieurs pesos ont reculé de l’ordre de 5 à 7%.

Des mouvements divergents sont apparus sur les marchés de crédit : les obligations vénézuéliennes, en très nette reprise depuis l’arrivée de Nicolas Maduro, ont bondi d’environ 50%, faisant d’elles l’une des classes d’actifs les plus performantes sur la période. Phrase-clé : la crise énergétique renforce la fragmentation entre marchés émergents selon leur exposition et confiance des investisseurs.

Conséquences sur les autres actifs : technologie, private credit et crypto

Les grandes valeurs technologiques, énergivores, ont pâti de la remontée des taux et du coût de l’énergie, sous-performant l’indice mondial. Le marché du crédit privé, évalué à environ 2 000 milliards de dollars, montre des signes de tension, y compris dans des fonds majeurs.

Le bitcoin a progressé avec le dollar en mars mais reste en baisse d’approximativement 25% sur l’année. Phrase-clé : la reprise fragile du crédit privé et la volatilité des crypto-actifs ajoutent des couches de risque au tableau déjà agité.

Vu par lemanfinance sur : Reuters

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David Marchand

Trader indépendant et spécialiste des cryptomonnaies. Il vulgarise l’univers du trading et des investissements alternatifs pour un public curieux et en quête d’opportunités rentables.

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