Nestlé annonce un plan de suppression pouvant atteindre 180 emplois en France dès 2027
Lecture rapide :
– Plan pouvant atteindre 180 suppressions en France
– Impact social estimé entre 75 et 100 postes
– Mise en œuvre progressive à compter de 2027
Le groupe agroalimentaire Nestlé a présenté un projet qui pourrait conduire à la suppression de jusqu’à 180 postes en France, ciblant principalement les fonctions support et des centres de recherche et développement. Les sites visés incluent le siège à Issy‑les‑Moulineaux ainsi que les centres de R&D de Tours et Lisieux.
Nestlé prévoit jusqu’à 180 suppressions d’emplois en France à partir de 2027
Selon le communiqué du groupe, ces projets s’inscrivent dans le cadre d’un plan global annoncé en octobre 2025 par le nouveau directeur général Philipp Navratil. L’objectif affiché est de réduire les coûts du groupe de plus d’un milliard d’euros à compter de 2027.
Sites concernés et nature des postes
Le projet vise en priorité des postes de cols blancs dans les fonctions support du siège ainsi que des postes au sein des centres de R&D de Tours (Indre‑et‑Loire) et Lisieux (Calvados). Nestlé indique vouloir recourir davantage aux services partagés du groupe et simplifier sa structure, y compris au sein de ses centres de recherche.
Impact social estimé et modalités annoncées par l’entreprise
Le groupe précise que, en tenant compte des postes vacants, des créations et des mobilités internes volontaires, l’« impact social effectif » pourrait être ramené à environ 75 à 100 postes. Les mesures prévues visent à privilégier les mobilités internes, des dispositifs de départs volontaires et des fins de carrière, et seront présentées dans le cadre de plans de sauvegarde de l’emploi.
Contexte économique et chiffres récents
Nestlé emploie près de 9 000 personnes en France, réparties dans treize usines, quatre centres de R&D et un siège social. Le groupe a également publié un chiffre d’affaires pour le premier trimestre de 21,3 milliards de francs suisses (environ 23,2 milliards d’euros), légèrement supérieur aux attentes des analystes.
Le communiqué pointe un marché agroalimentaire « sous tension », marqué par la pression sur le pouvoir d’achat, la hausse des coûts de production et une concurrence accrue, comme motifs de la réorganisation envisagée. La mise en œuvre du plan est prévue de manière progressive à compter de 2027.
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