Argentine : Milei renforcé inaugure la seconde moitié de son mandat parlementaire
Lecture rapide :
– Milei lance 90 réformes pour la seconde moitié de son mandat
– Inflation ramenée de 150% à 32% selon le gouvernement
– Près de 300’000 emplois perdus en deux ans
Le président argentin Javier Milei a ouvert la seconde moitié de son mandat devant le Parlement en présentant un ambitieux plan de transformation. Il a promis 90 réformes structurelles à soumettre au Parlement dans l’année et a demandé que l’alliance avec les États-Unis devienne une politique d’État, évoquant des enjeux géostratégiques dans l’Atlantique Sud.
Milei détaille un train législatif de 90 réformes pour redessiner l’Argentine
Le chef de l’État a annoncé « neuf mois ininterrompus de réformes » visant à modifier l’architecture institutionnelle du pays pour les décennies à venir. Les mesures citées concernent notamment la fiscalité, le système judiciaire, le code pénal, le système électoral et l’éducation.
Alliances et stratégie internationale
Milei a insisté sur une proximité accrue avec les États-Unis, qualifiant cette orientation d’affinité culturelle et d’objectif stratégique régional. Il a présenté l’Argentine comme un « maillon naturel » de la chaîne de valeur de l’Occident, citant ses ressources énergétiques et minérales comme atouts.
Performance économique affichée et mesures structurelles
Le président a souligné des résultats macroéconomiques mis en avant par son gouvernement, notamment la réduction de l’inflation de 150% à 32% en interannuel. Il a relié ces chiffres à son agenda de dérégulation et aux réformes déjà adoptées, comme la flexibilisation du marché du travail.
Coûts sociaux et reprise inégale
Les gains macroéconomiques contrastent avec la situation sociale. En deux ans, près de 300’000 emplois ont été perdus entre le public et le privé, un effet attribué à l’austérité budgétaire et à la contraction de la consommation.
La croissance est revenue en 2025 à +4,4% après une récession de -1,8% en 2024, portée par l’agriculture, les mines et les services financiers, tandis que l’industrie et le commerce restent en difficulté. Le président de la Chambre de commerce et services, Mario Grinman, a admis que certains acteurs économiques « resteront sur le carreau » mais a estimé que le sacrifice vaut le prix d’un pays plus stable.
Position politique et réactions internes
Renforcé par un succès aux législatives de mi‑mandat, Milei aborde la nouvelle année parlementaire en position de force. Le politologue Pablo Touzon juge qu’il « commence l’année mieux que jamais » et décrit un mouvement dominant face à une opposition péroniste jugée sans alternative.
Le discours a été marqué par des invectives adressées à l’opposition et par la mise en avant d’une vision nationaliste et pro‑marché, portée par la coalition La Libertad Avanza.
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