Panorama du marché de l’investissement immobilier à Genève : tendances et opportunités
Lecture rapide :
– Le marché genevois a ralenti en 2023.
– Investissements directs : CHF 2.9 milliards, –25%.
– La BNS a relevé son taux de 250 points de base entre juin 2022 et juin 2023.
Le marché de l’investissement immobilier dans le canton de Genève a connu un net ralentissement en 2023. Les volumes annuels se sont établis à CHF 2.9 milliards, soit une baisse de 25% par rapport à 2022, conséquence directe des hausses de taux observées l’année précédente.
Le marché genevois : volumes, taux et effet sur les transactions
La hausse rapide des taux directeurs des grandes banques centrales a redéfini les attentes de rendement des investisseurs. En Suisse, la BNS a augmenté son taux directeur de 250 points de base entre juin 2022 et juin 2023, ce qui a pesé sur l’appétit pour de nouvelles acquisitions.
La confrontation entre des exigences de rendement plus élevées et des vendeurs réticents à réduire fortement leurs prix a freiné les transactions. Cette tension a parfois empêché l’accord sur un prix de marché, en particulier pour des actifs perçus comme non stratégiques.
Comportement des investisseurs et repositionnement des portefeuilles
Les investisseurs, et surtout les institutionnels, ont recentré leurs stratégies sur leurs portefeuilles existants pour améliorer les revenus locatifs et atteindre des objectifs de durabilité. La logique « Net Zéro Carbone » figure désormais en toile de fond de nombreuses décisions d’arbitrage.
Certains acteurs ont mis sur le marché des actifs jugés non stratégiques, tandis que d’autres ont préféré ajuster l’exploitation pour conserver la valeur. Ce mouvement a modifié la composition des offres disponibles et accentué la sélectivité des acquéreurs.
Perspectives 2025-2026 : attentes monétaires et opportunités
Les marchés anticipaient une possible baisse du taux directeur de 25 points de base, susceptible de relancer l’activité. Une détente monétaire permettrait de rendre les conditions de financement plus attractives et de réduire les exigences de rendement à l’acquisition.
Pour 2025 et 2026, l’amélioration attendue dépendra de l’évolution des taux et de la volonté des vendeurs d’ajuster leurs prix. L’équilibre entre rendement, durabilité et stratégie d’actifs restera déterminant pour le rythme des transactions.
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