Incendie à Crans-Montana : une mère licenciée par téléphone après avoir consacré ses journées à…
Lecture rapide : – Mère licenciée alors qu’elle veille son fils – Contrat non renouvelé au 30 juin – Fils brûlé sur plus de 60% du corps
Une habitante de Lutry, dont le fils a été grièvement blessé lors de l’incendie du bar Constellation à Crans-Montana, affirme avoir appris par téléphone la décision de son employeur de ne pas renouveler son contrat à échéance du 30 juin. Le contact téléphonique a eu lieu fin avril et, selon la mère, l’employeur lui a dit qu’elle pourrait ainsi « s’occuper de mon fils » sans pression.
Incendie à Crans-Montana : état médical du jeune victime
Le jeune homme de 18 ans a été brûlé sur plus de 60% de la surface de son corps lors du sinistre survenu pendant le réveillon du Nouvel An, qui a également coûté la vie à six de ses amis. Il a été plongé dans le coma pendant un mois, a subi de nombreuses opérations et greffes, puis a été rapatrié à la fin du mois d’avril vers un hôpital suisse après des soins dans un centre à Halle, près de Leipzig.
Annonce téléphonique et réaction de la famille
La mère rapporte avoir été « sous le choc, abasourdie » par l’annonce du non-renouvellement reçue au téléphone. Elle précise ne pas vouloir porter l’affaire en public mais chercher à sensibiliser les employeurs au sort des familles touchées par le drame.
Le père du jeune homme a, pour sa part, bénéficié du soutien de son employeur : des collègues ont réuni une cagnotte que l’entreprise a ensuite doublée, souligne la famille comme marque d’accompagnement dans cette période. La famille met en avant cette aide concrète tout en regrettant la décision prise à l’encontre de la mère.
La démarche de la mère pour sensibiliser les entreprises
Elle déclare ne pas vouloir que son témoignage serve d’accusation publique contre son employeur, mais espère que son récit incitera d’autres employeurs à mieux considérer les familles de victimes. L’objet de son témoignage est donc de mettre en lumière les conséquences professionnelles subies par des proches de victimes.
Vu par lemanfinance sur : Le Matin Dimanche