François Lenglet révèle pourquoi la France cible l’allocation chômage des frontaliers à hauteur de 800 millions d’euros annuels
Lecture rapide :
– France vise l’allocation chômage des frontaliers
– 800 millions d’euros par an
– 77.000 chômeurs frontaliers concernés
Le journaliste François Lenglet explique que Paris cherche à réduire le coût de l’indemnisation des travailleurs frontaliers, évalué à près d’un milliard d’euros annuels. L’Hexagone ne recevrait que 200 millions d’euros de compensations, laissant un solde net de 800 millions d’euros par an à sa charge.
Allocation chômage frontaliers 800 millions : mécanisme et enjeux
Les règles qui régissent ces indemnités découlent d’une directive européenne appliquée même aux pays tiers partenaires comme la Suisse. Lorsqu’un frontalier perd son emploi, le pays de résidence indemnise la personne en se basant sur le salaire perçu dans le pays employeur, souvent plus élevé qu’en France.
Chiffres clefs : salaires et indemnités
Les frontaliers travaillant en Suisse représentent environ 400.000 personnes, tandis que ceux au Luxembourg sont plus de 120.000 et en Belgique près de 40.000. En 2023, l’indemnité moyenne d’un frontalier français travaillant en Suisse s’élevait à 2.670 euros par mois, contre 1.265 euros par mois pour la moyenne des indemnisés par l’Unédic en France.
Pourquoi Paris réclame un changement de base de calcul
La France souhaite que l’indemnisation soit calculée sur la base des salaires nationaux, quelle que soit la rémunération perçue à l’étranger. Pour modifier la directive actuelle, il faudrait une majorité au Conseil européen, coalition que Paris n’a pas encore réussi à constituer.
Rôle de Jean-Pierre Farandou et calendriers politiques
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, doit se rendre à Chypre pour un conseil avec ses homologues, où la question des frontaliers figure à l’ordre du jour. Les tentatives antérieures de Paris ont buté sur l’instabilité politique et l’absence de majorité européenne; tous les espoirs pour construire une coalition reposent désormais sur les prochains échanges entre États.
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