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January 19, 2026
Une entreprise suisse sous les projecteurs après avoir instauré une semaine de travail de 100 heures
Emploi

Une entreprise suisse sous les projecteurs après avoir instauré une semaine de travail de 100 heures

Jan 5, 2026

Lecture rapide :
Forgis propose 80 à 100 heures/semaine
– Salaire annoncé : 70 000 francs et 1% d’actions
– La loi suisse fixe 45 heures ; juristes évoquent une violation

Une offre d’emploi publiée le 17 novembre sur LinkedIn par la start-up suisse Forgis, active dans l’intelligence industrielle, a déclenché une vague de réactions. Le poste visé est celui de responsable du développement à Schlieren et l’annonce indique un engagement hebdomadaire pouvant aller de 80 à 100 heures. En contrepartie, l’entreprise propose un salaire de 70 000 francs suisses par an et 1% du capital.

Semaine de travail 100 heures en Suisse : l’annonce qui polarise

Le message publié sur LinkedIn a rapidement été repris par la presse et les réseaux sociaux, suscitant des critiques sur l’équilibre entre vie privée et professionnelle. Le PDG, Federico Martelli, a défendu l’offre en déclarant que l’entreprise cherche des « fondateurs » prêts à s’investir pleinement et que personne n’est contraint de postuler : « Si quelqu’un ne veut pas de ça, nous ne forçons personne à postuler ». L’annonce précise aussi que la société ne croit pas à l’équilibre entre vie personnelle et professionnelle.

Cadre légal du temps de travail en Suisse

Le droit suisse fixe la durée normale du travail à 45 heures par semaine pour la plupart des salariés. Toute heure supplémentaire est généralement compensée par un supplément salarial d’environ 25 %, selon la réglementation en vigueur. Des exceptions existent, mais un engagement annoncé jusqu’à 100 heures par semaine a été qualifié de problématique par des spécialistes du droit.

Réactions juridiques et marché du travail

Interrogé par la presse, Roger Rudolph, professeur de droit du travail à l’université de Zurich, a estimé qu’un temps de travail pouvant atteindre 100 heures « constitue une violation flagrante » du droit suisse. Le salaire proposé est inférieur à la moyenne helvétique citée dans les analyses (environ 78 000 à 80 000 francs en moyenne), ce qui a amplifié le débat sur la valeur réelle de l’offre dans le contexte du coût de la vie suisse.

La polémique soulève des questions sur les pratiques des start-up et la frontière entre engagement entrepreneurial et respect des normes du travail. Forgis demeure au centre du débat, entre une stratégie de recrutement atypique et le contrôle du respect du cadre légal.

Vu par lemanfinance sur : Google News

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About Author

Caroline Dubois

Caroline Dubois est une experte en back office bancaire avec plus de 15 ans d'expérience à Genève. Diplômée en finance et gestion des opérations de l’École de Commerce de Genève, elle excelle en gestion des risques et conformité réglementaire. Parfaitement bilingue en français et en anglais, Caroline est passionnée par le développement durable et s'investit dans l'intégration des critères ESG dans les pratiques bancaires. Son rôle crucial dans la gestion efficace des opérations bancaires et la conformité fait d'elle une figure respectée dans le secteur financier genevois.

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