Ralentissement marqué de l’emploi industriel chez les travailleurs frontaliers en Bourgogne-Franche-Comté
Lecture rapide :
– Ralentissement marqué de l’emploi frontalier industriel
– 48 450 habitants de la région travaillent en Suisse fin 2025
– Emploi industriel −1,7 % sur un an
Une note de l’Insee Bourgogne‑Franche‑Comté publiée en mai 2026 constate un net ralentissement de l’emploi frontalier vers la Suisse. Fin 2025, 48 450 résidents de la région exercent une activité en Suisse, soit une progression limitée à +0,5 % sur un an, après +1,5 % en 2024 et +6,7 % en 2023.
L’emploi frontalier en Bourgogne‑Franche‑Comté : chiffres et tendance 2025
L’étude met en relief une perte de dynamisme particulièrement sensible dans l’emploi industriel. Le nombre de frontaliers de l’industrie recule de 1,7 % sur un an, pour s’établir à 19 160 personnes, soit environ 40 % de l’effectif régional travaillant en Suisse. L’évolution alimente des tensions sur le marché du travail local et interroge la mobilité professionnelle au niveau de la frontière.
Facteurs structurels et conjoncturels pesant sur l’industrie
Selon la note, le recul dans l’industrie s’explique en partie par une économie suisse secouée par des turbulences internationales et une industrie horlogère mise sous pression. Ces éléments pèsent sur les recrutements transfrontaliers et sur la capacité des entreprises régionales à attirer de la main‑d’œuvre qualifiée.
Les effets sont inégaux selon les territoires. Le département du Doubs et le Pays de Montbéliard apparaissent parmi les zones les plus touchées par le recul de l’emploi frontalier industriel. Hors période de crise sanitaire, l’Insee précise que la dernière baisse du Doubs remontait à début 2017.
Impacts sur l’économie régionale et perspectives pour le marché du travail
Le ralentissement se répercute sur l’économie régionale en amoindrissant l’attraction des emplois transfrontaliers. L’Insee souligne que l’évolution contribue à une moindre dynamique de l’emploi local, sans toutefois fournir de données précises sur le taux de chômage, non communiqué dans la note.
La note 2026 invite à suivre l’évolution sectorielle et géographique de l’emploi frontalier, la mobilité professionnelle restant un vecteur clé pour compenser les déséquilibres. Des trajectoires distinctes entre territoires et une sensibilité particulière de l’industrie aux variations conjoncturelles sont identifiées comme éléments structurants de la situation.
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