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January 19, 2026
Dubaï en passe de supplanter la Suisse comme refuge fiscal de choix
Finance

Dubaï en passe de supplanter la Suisse comme refuge fiscal de choix

Jan 2, 2026

Lecture rapide :
Dubaï attire de plus en plus de grandes fortunes et de family offices
– Taux: 9 % déjà, 15 % minimum OCDE à venir, TVA 5 %
– Immobilier et structures favorisent optimisation fiscale et évasion fiscale

Dubaï est en passe de concurrencer la Suisse comme refuge fiscal pour des clients fortunés et des intermédiaires financiers. Des groupes établis en Suisse multiplient les implantations ou les structures parallèles aux Émirats pour bénéficier d’un cadre fiscal et réglementaire perçu comme plus favorable. Cette dynamique touche la gestion de fortune, les family offices et les négociants internationaux.

Dubaï face à la Suisse : fiscalité et régulation attractives

Les règles fiscales émiraties ont évolué récemment : un impôt fédéral de 9 % s’applique déjà selon les seuils locaux, tandis qu’un taux minimum de 15 % pour les multinationales s’alignera sur les normes de l’OCDE. La TVA 5 % reste faible comparée à d’autres juridictions et l’absence de droits de succession est fréquemment soulignée par les investisseurs.

Ces éléments expliquent une partie de la mobilité financière observée entre Suisse et Dubaï. Le Financial Times et d’autres médias reportent un afflux de grandes fortunes cherchant un second point d’ancrage à l’international.

Coûts réels pour les gestionnaires de fortune

Des témoignages de marché citent qu’une société de gestion suisse détenant 1,5 milliard sous gestion et une clientèle émiratie pourrait économiser près de un demi-million par an en créant un établissement stable à Dubaï ou Abu Dhabi, selon des acteurs du secteur.

Ces économies concernent les frais fiscaux et certains coûts administratifs, renforçant l’attrait pour des stratégies d’optimisation fiscale et la relocalisation partielle d’activités.

Des travaux de chercheurs, dont Gabriel Zucman, mettent en évidence comment l’immobilier dubaïote sert de véhicule pour des flux de capitaux cherchant à limiter l’imposition. Ces études, partiellement fondées sur des données confidentielles, pointent des mécanismes utilisés dans les finances internationales pour déplacer des investissements.

Impact sur la place financière suisse et réponses réglementaires

La concurrence pousse des acteurs suisses à revoir leurs instruments. Des mesures telles que la suppression du droit de timbre de négociation, la refonte de l’impôt anticipé ou le lancement de véhicules comme le L-QIF ont été présentées comme destinées à soutenir la gestion d’actifs en Suisse.

Malgré ces réformes, plusieurs clients et intermédiaires optent pour une mobilité financière accrue, établissant un second lieu de résidence ou des entités à l’étranger pour optimiser leur fiscalité et leurs investissements. Le mouvement modifie les équilibres entre paradis fiscal et places financières traditionnelles.

L’évolution reste surveillée par les régulateurs et les analystes des finances internationales. Les débats portent sur la lutte contre l’évasion fiscale et l’adaptation des règles nationales face à une concurrence qui combine fiscalité, immobilier et services financiers.

Vu par lemanfinance sur : Google News

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David Marchand

Trader indépendant et spécialiste des cryptomonnaies. Il vulgarise l’univers du trading et des investissements alternatifs pour un public curieux et en quête d’opportunités rentables.

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