Édito : Démographie en péril dans le Grand Est et la Bourgogne-Franche-Comté
Lecture rapide :
– Grand Est et Bourgogne‑Franche‑Comté perdent des habitants
– 5 544 000 habitants dans le Grand Est au 1er janvier 2026
– En 2025, 45 000 naissances et 56 000 décès dans la région
L’INSEE publie un nouveau bilan démographique confirmant un recul de la population dans le quart Est de la France. Le Grand Est figure parmi les trois régions qui ont perdu des habitants, aux côtés des Hauts‑de‑France et de la Bourgogne‑Franche‑Comté.
Démographie Grand Est 2026 : chiffres et tendances
Au 1er janvier 2026, le Grand Est comptait 5 544 000 habitants, soit environ 6 000 de moins qu’en 2024. Sur l’année 2025, la région a enregistré 45 000 naissances, un recul de 2 000 par rapport à 2024, tandis que les décès ont atteint 56 000.
L’espérance de vie se stabilise et l’écart entre hommes et femmes se réduit, note l’INSEE. Ces variations alimentent un double phénomène : moins de jeunes et une population vieillissante.
Le vieillissement est marqué : depuis 2025 les personnes de 65 ans et plus sont désormais plus nombreuses que les moins de 20 ans. Cette inversion des pyramides des âges pèse sur les écoles, les services publics locaux et le dynamisme économique.
Bourgogne‑Franche‑Comté et départements touchés
La Bourgogne‑Franche‑Comté partage la même trajectoire de perte d’habitants, avec des territoires anciennement industriels qui peinent à renouveler leur force vive. Certaines zones, notamment les Ardennes et la Marne, subissent un recul démographique particulièrement sensible.
Le mouvement de population favorise les régions littorales de l’ouest au sud, qui continuent d’attirer des habitants au détriment de l’Est. L’effet se traduit par une économie locale plus fragile et des services qui se raréfient.
L’éditorial cité dans le dossier rappelle que le problème est d’abord économique : territoires autrefois prospères ont perdu des activités et peinent à les relancer. L’article souligne aussi le rôle des pays voisins, en particulier le Luxembourg et la Suisse, comme pourvoyeurs d’emplois qui limitent l’hémorragie dans certaines zones frontalières.
Selon l’éditorialiste, le déclin n’est pas présenté comme une fatalité mais comme un défi nécessitant une action coordonnée depuis Paris. L’analyse insiste sur la nécessité d’une impulsion pour inverser les tendances observées et stopper l’érosion démographique.
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