Chômage en Suisse : le taux grimpe à 2,8 % en 2025, quelles conséquences pour le marché de l’emploi ?
Lecture rapide :
– Taux de chômage moyen à 2,8 % en 2025
– Nombre de chômeurs: 135’773 → 147’275
– Assurance-chômage en déficit de 0,32 milliard CHF
Le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) indique que la situation sur le marché du travail suisse s’est dégradée en 2025. Le taux de chômage annuel moyen s’est établi à 2,8 %, contre 2,4 % en 2024. Ces chiffres reposent sur un double pointage mensuel et annuel publié par le Seco.
Taux de chômage 2,8 % en 2025 : progression et chiffres mensuels
Le nombre de personnes inscrites comme chômeuses a varié au fil de l’année : 135’773 en janvier, baisse à 126’877 en juin puis remontée à 147’275 en décembre. Le Seco précise que le taux de chômage corrigé des variations saisonnières est passé de 2,6 % en début d’année à 3,0 % en décembre.
Cette oscillation reflète une amélioration temporaire au printemps suivie d’une reprise des inscriptions à l’automne et en fin d’année. Ces chiffres montrent une volatilité mensuelle marquée malgré un taux moyen annuel modéré.
Secteurs les plus touchés : industrie et horlogerie
Le rapport signale une concentration des tensions dans le secteur industriel, en particulier dans l’industrie MEM et l’horlogerie, où le nombre de licenciements ou de demandes d’emploi a été qualifié de « relativement élevé ». Le détail chiffré par sous-secteur n’est pas communiqué dans le pointage public.
La situation sectorielle explique en partie le renversement observé après l’été, avec des entreprises manufacturières confrontées à une demande internationale fluctuante. Cette dynamique pèse sur le marché du travail régional et sur les métiers spécialisés.
Conséquences financières : assurance-chômage et trésorerie
Parallèlement à la hausse du chômage, l’assurance-chômage (AC) affiche un solde négatif. Le Seco enregistre un déficit de 0,32 milliard de francs sur l’exercice 2025. Le rapport précise que le taux moyen de chômage rejoint ainsi son niveau moyen à long terme.
Un tel déficit met sous pression les comptes de l’AC et oblige à suivre l’évolution des contributions et des dépenses sans que des mesures précises aient été détaillées dans le communiqué.
Quid de l’offre d’emploi et des perspectives
Le pointage annuel mentionne une amorce d’embellie sur la première moitié de l’exercice, suivie d’une détérioration sur la seconde. Des informations plus précises sur l’évolution des offres d’emploi et les secteurs en reprise ne sont pas communiquées dans le relevé synthétique du Seco.
La combinaison d’un taux moyen à 2,8 %, d’une hausse saisonnière fin d’année et d’un déficit de l’AC dessine un contexte contraignant pour le marché du travail national.
Vu par lemanfinance sur : Google News