La Belgique ouvre grand ses portes à la rentrée 2026 : 227 métiers en forte demande avec des salaires attractifs
Lecture rapide :
– 227 métiers en pénurie en Belgique
– Salaires souvent supérieurs à la France
– Pas de visa requis pour les citoyens de l’UE
À l’approche de la rentrée 2026, la Belgique publie des listes régionales recensant 227 métiers en tension, couvrant Bruxelles, la Wallonie et la Flandre. Les employeurs évoquent des causes multiples : départs à la retraite, transition numérique, chantiers de rénovation énergétique et insuffisance de formations dans certains secteurs.
Rentrée 2026 : secteurs qui recrutent en Belgique et profils demandés
Les besoins sont larges et incluent autant les métiers manuels que les fonctions qualifiées. Le bâtiment alimente une forte demande avec des postes comme chefs de chantier, conducteurs de chantier, couvreurs, maçons, électriciens résidentiels, coffreurs-ferrailleurs et techniciens de maintenance en chauffage. L’informatique recrute des analystes-développeurs, administrateurs de bases de données, business analysts et responsables IT. Les professions de la comptabilité, de l’enseignement, de la restauration et plusieurs métiers industriels figurent également sur les listes officielles.
Le bâtiment : rénovation énergétique et rareté des mains d’œuvre
La demande dans le bâtiment est portée par des travaux de rénovation et de nouveaux projets immobiliers nécessitant des compétences techniques spécialisées. Outre les ouvriers, les postes de gestion de chantier comme les métreurs et les contrôleurs techniques sont recherchés, ce qui traduit une tension sur l’ensemble de la filière.
La combinaison d’un volume de projets soutenu et d’un manque de candidats formés accentue la compétition entre employeurs pour attirer des profils opérationnels et expérimentés.
Salaires attractifs : niveaux et comparaisons avec la France
Les rémunérations proposées en Belgique se distinguent par leur amplitude selon les secteurs et les conventions collectives. Un business analyst peut espérer entre 4 500 et 6 500 euros brut par mois. Les responsables informatiques dépassent fréquemment 7 000 à 8 000 euros brut mensuels dans les grandes structures. Dans le bâtiment, un chef de chantier touche généralement 4 000 à 5 500 euros brut par mois, contre environ 3 300 à 4 500 euros en France selon l’Apec.
Les experts-comptables peuvent dépasser 6 500 euros brut par mois, tandis que les comptables expérimentés évoluent entre 3 800 et 5 000 euros. L’indexation automatique des salaires et des avantages extralégaux répandus (chèques-repas, assurance hospitalisation, voiture de société, participation aux frais de transport, primes) renforcent l’attractivité globale des offres.
Travailler depuis la France : formalités et spécificités
Les citoyens français n’ont pas besoin de visa ni de permis de travail pour être embauchés en Belgique. Après signature du contrat, des formalités administratives restent nécessaires, comme l’inscription à la commune en cas de déménagement et l’obtention d’un numéro d’identification à la sécurité sociale belge.
Les travailleurs frontaliers peuvent continuer à vivre en France tout en travaillant en Belgique. Pour certaines professions réglementées, notamment dans l’enseignement, une reconnaissance du diplôme peut être demandée, mais la procédure reste généralement plus simple entre pays membres de l’Union européenne.
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