Baromètre KOF : un avenir économique en Suisse entre espoirs et incertitudes
Lecture rapide :
– Baromètre KOF remonte légèrement à 98 points
– PIB suisse +0,5% au 1er trimestre
– Reprise industrielle portée par quelques grandes entreprises
Le baromètre conjoncturel du KOF de l’EPFZ a retrouvé 0,2 point en mai pour s’établir à 98 points, indique le Centre de recherches conjoncturelles. Après une chute marquée en mars, l’indicateur s’améliore pour le deuxième mois consécutif mais demeure sous la barrière des 100 points qui sépare contraction et croissance.
Baromètre KOF : tendance à court terme et signaux sectoriels
Le KOF relève des signaux contrastés selon les composantes du baromètre. La demande extérieure paraît plus favorable, tandis que les indicateurs liés à la consommation reculent. Dans l’industrie et le bâtiment, les carnets de commandes, les stocks et la situation des affaires présentent des signes positifs, alors que la production reste sous pression. Ces écarts traduisent une conjoncture mitigée et inégale selon les sous-secteurs.
PIB et dynamique du premier trimestre
Selon une première estimation du ministère de l’Économie, le PIB suisse a progressé de 0,5% au premier trimestre, après +0,2% le trimestre précédent, malgré les tensions internationales au Moyen-Orient. Cette accélération reste sujette à confirmation par des chiffres détaillés qui seront publiés ultérieurement.
Industrie : reprise concentrée et risques à la baisse
Dans un communiqué séparé, Swissmem qualifie la reprise industrielle du premier trimestre de « reprise ponctuelle » et souligne sa fragilité. Le chiffre d’affaires moyen des entreprises industrielles a augmenté de 3,4% en glissement annuel, mais cette hausse est presque exclusivement due aux grandes entreprises. Le chiffre d’affaires des PME a, lui, reculé de 1,8%.
Risques et contraintes pour les entreprises
Swissmem met en garde contre des risques de rechute, pointant notamment la hausse massive des coûts énergétiques comme facteur d’affaiblissement potentiel. La reprise observée repose selon l’organisation sur un nombre restreint d’entreprises et de sous-branches, ce qui augmente la vulnérabilité de la trajectoire conjoncturelle.
Vu par lemanfinance sur : AFP