Le détroit stratégique de Bab El-Mandeb : Les houthistes menacent-ils de fermer la voie ?
Lecture rapide :
– Les Houthis ont tiré leurs premiers missiles sur Israël le 28 mars.
– Bab El-Mandeb relie la mer Rouge au golfe d’Aden, passage vital pour le commerce.
– Une fermeture du détroit par les rebelles menacerait le trafic mondial.
Un mois après le déclenchement du conflit en Iran, le groupe rebelle yéménite soutenu par Téhéran a lancé, le 28 mars, ses premiers missiles contre Israël. Selon The Guardian, les Houthis pourraient reprendre des attaques en mer Rouge, et leur proximité du détroit de Bab El-Mandeb rend plausible l’idée d’une interdiction de la navigation, même si leurs intentions restent non précisées.
Pourquoi Bab El-Mandeb est stratégique pour le commerce mondial
Le détroit de Bab El-Mandeb sépare le Yémen de Djibouti et relie la mer Rouge au golfe d’Aden, débouché vers le canal de Suez. C’est un couloir majeur pour les pétroliers et les navires commerciaux entre l’Asie et l’Europe.
La fermeture simultanée de Bab El-Mandeb et du détroit d’Ormuz causerait un choc pour les flux énergétiques et le commerce. The Guardian souligne que la décision des Houthis aura des conséquences selon l’ampleur et la durée d’un éventuel blocus.
La géographie offre un levier : la capacité à fermer un passage stratégique peut devenir une « politique » en elle-même, avec des effets rapides sur le transport maritime.
Capacités et limites des Houthis pour bloquer le détroit
Les Houthis contrôlent une grande partie du Yémen, y compris Sanaa, depuis 2014. Le mouvement est décrit comme robuste et capable de résister à des revers, selon l’article consulté.
Les analystes notent toutefois des contraintes internes qui pèsent sur la décision d’entamer un blocus total : logistique, réactions internationales et coût politique. Le choix entre tirs à distance et tentative de fermeture durable du détroit reste non communiqué par le groupe.
En août 2025, une frappe attribuée à Israël a tué des cadres d’un groupe allié de l’Iran, ce qui illustre la capacité des parties à frapper des cibles stratégiques, sans pour autant rendre prévisible la trajectoire politique des Houthis.
Scénarios et impacts possibles d’une fermeture
Si les Houthis optaient pour un blocus, les armateurs devraient envisager des détours longs et coûteux, et le prix de l’énergie pourrait être affecté. The Guardian avertit que l’interruption du trafic lié à des États adverses pourrait avoir des effets « catastrophiques » sur le commerce mondial.
La décision des Houthis dépendra de leurs objectifs politiques et militaires, ainsi que des réactions régionales et internationales, restées pour l’instant non précisées.
La situation mérite une surveillance continue, car la combinaison de tensions dans plusieurs détroits maritimes augmente la vulnérabilité des routes commerciales.
Vu par lemanfinance sur : The Guardian